
Le marin français Adrien Pain, membre de la flottille Sumud pour Gaza revenu vendredi à Paris, a accusé les forces israéliennes d’avoir enlevé des militants en eaux internationales avant de leur infliger des actes de torture, des violences sexuelles et des traitements dégradants durant plusieurs jours de détention.
Ils nous passaient à tabac avec des coups de crosse de fusil, des coups de canon de fusil. Certains de mes camarades ont subi des coups de taser.
Adrien Pain accuse également des soldats israéliens d’avoir commis des violences sexuelles contre plusieurs militants. Il a affirmé
Certains de mes camarades ont subi des agressions sexuelles, voire des viols à ce moment-là.
Une manifestation de soutien aux membres revenus de la flottille Sumud est prévue samedi place de la République à Paris.
Les participants affirmaient vouloir briser l’isolement de Gaza, alerter l’opinion publique internationale sur la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne et contester la légalité du blocus maritime imposé par Israël depuis 2007.
Cette mobilisation intervient alors qu’Israël fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires internationales liées à la guerre menée dans la bande de Gaza.
La Cour pénale internationale (CPI) a, de son côté, émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés à la guerre à Gaza, notamment pour avoir utilisé la famine comme arme de guerre.
Des ONG internationales, parmi lesquelles Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans frontières ainsi que de nombreux experts mandatés par l’ONU, ont dénoncé des attaques massives contre les civils, des destructions d’infrastructures vitales, l’usage de la famine comme arme de guerre ainsi que de graves violations du droit international humanitaire.









