
Le Ghana a rapatrié près de 1 000 de ses ressortissants évacués d'Afrique du Sud en raison de la recrudescence des violences xénophobes, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa.
Arrivée des rapatriés à Accra
Selon une déclaration de Samuel Okudzeto Ablakwa publiée sur les réseaux sociaux, quelque 1 000 Ghanéens évacués d'Afrique du Sud sont arrivés dans le pays. Les autorités ont accueilli ces citoyens dans la capitale Accra, a précisé le ministre.
Par ailleurs, Ablakwa a affirmé que l'État ne laisserait aucun ressortissant seul face à des conditions dangereuses. Il a souligné l'engagement total du gouvernement à garantir la sécurité de ses nationaux.
Programme de réintégration
Le ministre a indiqué que des mesures de réintégration seraient mises en œuvre pour faciliter le retour à la vie civile des évacués. Un soutien médical et psychosocial leur sera également offert pour surmonter les traumatismes subis.
De plus, des démarches d'indemnisation seront entreprises au profit des citoyens ayant dû abandonner leurs biens et leurs commerces en Afrique du Sud.
Le ministre a annoncé une coopération en cours avec le secteur privé afin d'offrir des opportunités d'emploi à ceux en capacité de travailler.
Violences anti-migrants
Ces évacuations interviennent dans un contexte de recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Le consul général du Nigeria à Johannesburg, Ninikanwa Okey-Uche, avait fait état du décès de deux de ses ressortissants lors de ces violences.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'est élevé contre ces agressions, exhortant parallèlement les étrangers présents sur le territoire à observer la législation locale. Toutefois, la tension persiste dans la région face à la multiplication de ces incidents.











