
La Syrie a dénoncé vendredi le raid mené par l’armée israélienne contre la ville de Beit Jinn, dans la campagne de Damas, qualifiant l’opération d’"agression criminelle" et affirmant que l’incursion ainsi que les frappes aériennes qui l’ont suivie constituaient "un crime de guerre".
D’après les médias officiels syriens, au moins 13 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées et un nombre équivalent blessé vendredi matin lors du raid israélien visant Beit Jinn et la route menant à Mazraat Beit Jinn.
L’armée israélienne a de son côté annoncé que six de ses soldats avaient été blessés, dont trois grièvement, et affirmé avoir arrêté des membres du groupe "Jaama Islamiya", qu’elle accuse d’opérer dans la région et de mener des attaques contre des civils israéliens.
En novembre, Israël a mené 47 raids dans le sud de la Syrie. Les données gouvernementales indiquent par ailleurs plus de 1 000 frappes aériennes et plus de 400 incursions transfrontalières israéliennes dans les provinces méridionales depuis décembre 2024.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad fin 2024, Israël a élargi son contrôle sur le plateau du Golan syrien en prenant possession de la zone tampon démilitarisée, en violation de l’accord de désengagement conclu avec la Syrie en 1974.









