
Türkiye s’oppose à une éventuelle attaque contre l’Iran, estimant qu’elle provoquerait une grave instabilité dans la région. Ankara multiplie les navettes diplomatiques pour gérer la crise. L’entretien du président Erdoğan avec le président américain Trump est suivi des contacts du ministre des Affaires étrangères Fidan avec ses homologues iraniens (le ministre iranien des Affaires étrangères se rend aujourd’hui en Türkiye).
Netanyahu est revenu les mains vides de sa rencontre du 29 décembre à la Maison-Blanche sur les dossiers syrien et gazoui, mais il reste aligné avec Trump sur l’Iran. C’est précisément à ce moment que les manifestations de rue en Iran ont pris les États-Unis au dépourvu. Souhaitant transformer ces troubles en opportunité et légitimer une attaque contre l’Iran, Trump aurait envisagé une frappe le mercredi soir 14 janvier, avant d’y renoncer en raison de la faiblesse du dispositif opérationnel américain dans la région.
Même s’il a reporté l’attaque, Trump n’a pas renoncé à son objectif. Il dispose d’informations de renseignement suggérant que l’Iran est plus affaibli que jamais en raison des manifestations et des tensions internes. Juin 2026 approche. Tout en maintenant une forte pression, il procède à un important déploiement militaire. Des porte-avions et des escadrons d’attaque sont positionnés dans la région. L’installation des systèmes de défense aérienne pourrait prendre une semaine à dix jours. Le chronomètre commencera probablement à tourner ensuite.
Les développements semblent confirmer cette lecture faite à Ankara. La presse occidentale évoque désormais la formule vénézuélienne. Selon l’analyse la plus récente entendue à Ankara, les États-Unis mènent actuellement une politique de dissuasion vis-à-vis de l’Iran. Quatre exigences sont formulées : un, détruire l’uranium enrichi ; deux, démanteler les missiles balistiques ; trois, cesser de maintenir des forces par procuration dans la région, notamment en Irak et en Syrie ; quatre, ne plus constituer une menace pour Israël. En cas de refus de Téhéran, une frappe contre l’Iran est envisagée.
D’après les analyses effectuées, l’impression est la suivante : un, les États-Unis souhaitent que la Türkiye encourage l’Iran à s’asseoir à la table des négociations ; deux, ils attendent d’Ankara qu’elle reste neutre en cas d’attaque ; trois, lors de la guerre des 12 jours, les espaces aériens syrien et irakien avaient été utilisés. La Türkiye est désormais très active sur le terrain et dans les airs en Syrie. Washington souhaite que cela ne constitue pas un obstacle pour ses opérations.
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