
L’Iran connaît une nouvelle vague de manifestations anti-gouvernementales liées à la dégradation de la situation économique et à l’effondrement du rial. Selon les médias officiels, six membres des forces de sécurité ont été tués dans la province de Kermanshah. Les autorités font état de centaines d’arrestations, dont des figures du mouvement de protestation. La police affirme que les décès ne seraient pas dus aux forces de l’ordre. Des sources médicales évoquent toutefois un bilan humain bien plus lourd parmi les manifestants.
Au moins six membres des forces de sécurité ont été tués et des dizaines de manifestants ont été interpellés alors que les manifestations anti-gouvernementales continuent de secouer l’Iran, sur fond de crise économique persistante, ont rapporté dimanche les médias locaux.
La télévision d’État IRIB, citant le procureur général Mohammad Movahedi-Azad, a indiqué que ces décès sont survenus lors de troubles dans la province occidentale de Kermanshah.
Des arrestations massives dans plusieurs provinces
Des morts attribuées à des armes blanches selon la police
Ahmad Reza Radan a affirmé que la majorité des décès enregistrés lors de cette vague de manifestations seraient dus à des armes blanches, citant des rapports médico-légaux.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre au Grand Bazar de Téhéran, en réaction à la forte dépréciation du rial iranien et à la détérioration des conditions de vie. Le mouvement s’est rapidement étendu à plusieurs grandes villes du pays.
Aucune estimation officielle du nombre total de victimes n’a été communiquée. Toutefois, des membres du personnel médical iranien ont évoqué un bilan beaucoup plus lourd.










