Iran: six membres des forces de sécurité tués, des centaines d’arrestations

La rédaction avec
10:2912/01/2026, lundi
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L’Agence de presse iranienne des militants des droits humains (HRANA), basée aux États-Unis, a annoncé que 538 personnes ont perdu la vie lors des manifestations à travers le pays au cours des deux dernières semaines, dont 490 manifestants et 48 membres des forces de sécurité.
Crédit Photo : IHA / IHA
L’Agence de presse iranienne des militants des droits humains (HRANA), basée aux États-Unis, a annoncé que 538 personnes ont perdu la vie lors des manifestations à travers le pays au cours des deux dernières semaines, dont 490 manifestants et 48 membres des forces de sécurité.

L’Iran connaît une nouvelle vague de manifestations anti-gouvernementales liées à la dégradation de la situation économique et à l’effondrement du rial. Selon les médias officiels, six membres des forces de sécurité ont été tués dans la province de Kermanshah. Les autorités font état de centaines d’arrestations, dont des figures du mouvement de protestation. La police affirme que les décès ne seraient pas dus aux forces de l’ordre. Des sources médicales évoquent toutefois un bilan humain bien plus lourd parmi les manifestants.

Au moins six membres des forces de sécurité ont été tués et des dizaines de manifestants ont été interpellés alors que les manifestations anti-gouvernementales continuent de secouer l’Iran, sur fond de crise économique persistante, ont rapporté dimanche les médias locaux.


La télévision d’État IRIB, citant le procureur général Mohammad Movahedi-Azad, a indiqué que ces décès sont survenus lors de troubles dans la province occidentale de Kermanshah.


Des arrestations massives dans plusieurs provinces


La chaîne
Press TV
a pour sa part rapporté que les forces de sécurité iraniennes ont arrêté environ
200 leaders
du mouvement de protestation. Les autorités affirment avoir également saisi des armes lors de perquisitions menées aux domiciles des personnes interpellées.

Le chef de la police iranienne, Ahmad Reza Radan, a déclaré que la coordination entre les forces de sécurité et les forces de l’ordre avait été renforcée afin d’intensifier les opérations contre ce qu’il a qualifié d’
"émeutiers".

"Grâce à une coordination adéquate entre les forces de sécurité et les forces de l’ordre, le niveau de confrontation avec les émeutiers a été relevé"
, a-t-il affirmé.

Il a précisé que des éléments considérés comme centraux dans l’organisation des troubles ont été arrêtés durant la nuit. Selon lui, les personnes interpellées
"seront punies après l’achèvement des procédures légales".

Des morts attribuées à des armes blanches selon la police


Ahmad Reza Radan a affirmé que la majorité des décès enregistrés lors de cette vague de manifestations seraient dus à des armes blanches, citant des rapports médico-légaux.


"La distance de tir était très courte"
, a-t-il expliqué, estimant que ces actes
"n’ont pas été commis par les forces de sécurité, mais par des éléments entraînés et dirigés".

Les manifestations ont débuté le 28 décembre au Grand Bazar de Téhéran, en réaction à la forte dépréciation du rial iranien et à la détérioration des conditions de vie. Le mouvement s’est rapidement étendu à plusieurs grandes villes du pays.


Aucune estimation officielle du nombre total de victimes n’a été communiquée. Toutefois, des membres du personnel médical iranien ont évoqué un bilan beaucoup plus lourd.


Un médecin de Téhéran a confié au magazine Time, sous couvert d’anonymat, que six hôpitaux de la capitale ont recensé
"au moins 217 morts parmi les manifestants, pour la plupart touchés par des munitions réelles".

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