
Le procès de Nestlé Waters, jugé pour stockage illégal de déchets dans les Vosges, s’est poursuivi mardi devant le tribunal judiciaire de Nancy, malgré l’annulation d’une partie des éléments du dossier et le rejet d’une demande de renvoi formulée par les parties civiles.
La juridiction a refusé d’ordonner un supplément d’information, notamment de nouvelles expertises indépendantes, permettant ainsi la tenue des débats sans certaines analyses initialement versées au dossier.
La veille, le tribunal avait invalidé plusieurs pièces, dont des analyses portant sur la présence de microplastiques, particules de plastique de moins de cinq millimètres, dans les nappes phréatiques, ces réserves d’eau souterraine alimentant les sources et les captages d’eau potable.
Analyses "incomplètes"
Selon les investigations, ces dépôts, constitués de centaines de milliers de mètres cubes de déchets, auraient entraîné une pollution des sols et des ressources en eau. Les enquêteurs évoquent des concentrations élevées de microplastiques susceptibles d’avoir des effets sur l’environnement et la santé.
Faits remontant aux années 1970
L’affaire porte sur des faits remontant en partie aux années 1970, liés à l’enfouissement ou à l’abandon de déchets issus de la production de bouteilles plastiques. Ces dépôts, hérités d’activités industrielles antérieures, représentent un volume équivalent à plusieurs centaines de milliers de mètres cubes.
Par ailleurs, Nestlé Waters avait conclu en 2024 une convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), mécanisme permettant à une entreprise de régler certains faits sans reconnaissance de culpabilité en échange d’une amende, d’un montant de deux millions d’euros avec le parquet d’Épinal, dans un dossier distinct.











