
Depuis le lancement de la vaccination contre le chikungunya, maladie causée par un virus à ARN du même nom, avec le vaccin Ixchiq, 62 cas d’effets indésirables ont été signalés en France, dont 21 jugés graves, a indiqué lundi l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Le vaccin Ixchiq, développé par le laboratoire Valneva, est l’un des seuls disponibles contre le chikungunya, une maladie virale transmise par le moustique tigre, provoquant fièvres et douleurs articulaires. Son utilisation a été marquée par plusieurs difficultés depuis 2025.
Risque de méningite aseptique
Pour les personnes de plus de 65 ans, le vaccin a rapidement été suspendu par la France puis par l’Union européenne. Bien que l’UE ait réautorisé le vaccin en juillet 2025, estimant que les effets secondaires ne remettaient pas en cause son intérêt, la France maintient son interdiction pour les seniors en attendant une nouvelle évaluation début 2026.
L’ANSM rappelle également que le vaccin est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées et qu’il existe un risque rare d’encéphalopathie et d’encéphalite pour les personnes âgées présentant des maladies associées, désormais confirmé par une évaluation européenne.
Le suivi des effets indésirables se poursuit afin de garantir la sécurité du vaccin sur l’ensemble du territoire français.










