
Le conseiller à la sécurité nationale irakien, Qassem al-Araji, a eu mardi un entretien téléphonique avec Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, centré sur le renforcement de la sécurité aux frontières et la prévention des infiltrations de "groupes terroristes" entre les deux pays.
Selon l’agence de presse officielle irakienne INA, la discussion a porté sur les développements régionaux et a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle le long de la frontière commune, ainsi que sur l’intensification de la coordination pour bloquer toute tentative de passage de groupes terroristes entre l’Irak et l’Iran.
Bagdad considère Téhéran comme un allié stratégique, notamment pour son soutien dans la lutte contre le terrorisme, selon des déclarations antérieures de responsables irakiens.
La conversation avec Larijani est intervenue quelques heures après un autre appel téléphonique du même jour avec le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, au cours duquel les évolutions régionales ont également été abordées.
Plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, ont exprimé leur opposition à toute intervention militaire américaine en Iran. Depuis la fin du mois dernier, des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en raison de la détérioration des conditions économiques.
Bien qu’aucun bilan officiel n’ait été publié, l’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, estime que plus de 2 000 personnes, parmi lesquelles des manifestants et des membres des forces de sécurité, ont été tuées.









