Irak–Iran: les chefs de la sécurité échangent sur la prévention des infiltrations transfrontalières

La rédaction avec
12:2314/01/2026, Çarşamba
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Une photo diffusée par le bureau de presse du Premier ministre irakien montre le Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani (au centre) observant Ali Larijani (à gauche), chef du Conseil national de sécurité iranien, et Qassem al-Araji, conseiller à la sécurité nationale irakien, signer un accord bilatéral de sécurité à Bagdad le 11 août 2025.
Crédit Photo : BUREAU DE PRESSE DU PREMIER MINISTRE IRAKIEN / AFP
Une photo diffusée par le bureau de presse du Premier ministre irakien montre le Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani (au centre) observant Ali Larijani (à gauche), chef du Conseil national de sécurité iranien, et Qassem al-Araji, conseiller à la sécurité nationale irakien, signer un accord bilatéral de sécurité à Bagdad le 11 août 2025.

Le conseiller à la sécurité nationale irakien, Qassem al-Araji, a eu mardi un entretien téléphonique avec Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, centré sur le renforcement de la sécurité aux frontières et la prévention des infiltrations de "groupes terroristes" entre les deux pays.

Selon l’agence de presse officielle irakienne INA, la discussion a porté sur les développements régionaux et a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle le long de la frontière commune, ainsi que sur l’intensification de la coordination pour bloquer toute tentative de passage de groupes terroristes entre l’Irak et l’Iran.


Bagdad considère Téhéran comme un allié stratégique, notamment pour son soutien dans la lutte contre le terrorisme, selon des déclarations antérieures de responsables irakiens.


La conversation avec Larijani est intervenue quelques heures après un autre appel téléphonique du même jour avec le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, au cours duquel les évolutions régionales ont également été abordées.


Ce contexte s’inscrit dans une période marquée par des manifestations en Iran et un regain de rhétorique israélienne et américaine évoquant une éventuelle action militaire contre Téhéran.

Plus tôt mardi, le diffuseur public israélien KAN a rapporté que les États-Unis étaient
"plus proches que jamais"
d’une attaque contre l’Iran.

Le président américain Donald Trump s’est adressé aux manifestants iraniens via sa plateforme Truth Social, affirmant que
"l’aide est en route"
, sans en préciser la nature, et annonçant l’annulation de toutes les réunions avec des responsables iraniens
"jusqu’à ce que les tueries de manifestants cessent".

Plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, ont exprimé leur opposition à toute intervention militaire américaine en Iran. Depuis la fin du mois dernier, des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans plusieurs villes iraniennes en raison de la détérioration des conditions économiques.


Bien qu’aucun bilan officiel n’ait été publié, l’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, estime que plus de 2 000 personnes, parmi lesquelles des manifestants et des membres des forces de sécurité, ont été tuées.


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