
L’Iran est quasiment coupé du monde numérique depuis plus de 100 heures. Selon l’ONG NetBlocks, la connectivité nationale reste limitée à environ 1% du niveau habituel. Cette coupure intervient dans un contexte de manifestations déclenchées fin décembre à Téhéran, avant de s’étendre à plusieurs villes. Les protestations sont liées à la chute du rial et à la dégradation des conditions économiques. Des ONG de défense des droits humains évoquent des centaines de morts et des milliers d’arrestations, sans confirmation officielle.
L’Iran est privé d’Internet depuis plus de 100 heures, selon l’organisme de surveillance NetBlocks, basé à Londres.
Dans un message publié sur la plateforme X, le groupe indique que le niveau de connectivité nationale reste bloqué autour de 1% de la normale. Cette situation empêche l’accès aux réseaux sociaux, aux médias étrangers et aux services en ligne essentiels.
Coupure d’Internet sur fond de manifestations en Iran
Le pays est secoué par une vague de manifestations depuis le 28 décembre. Les premières mobilisations ont éclaté au Grand Bazar de Téhéran, en réaction à la forte dépréciation du rial et à la dégradation des conditions économiques.
Les protestations se sont ensuite étendues à plusieurs grandes villes. Les autorités iraniennes n’ont pas communiqué de bilan officiel sur les victimes ou les arrestations.
Bilan humain contesté par les ONG
L’organisation américaine HRANA affirme que 490 manifestants et 48 membres des forces de sécurité ont été tués. Elle évoque également plus de 10 600 arrestations depuis le début du mouvement. Ces chiffres n’ont pas été confirmés par les autorités iraniennes.
La coupure prolongée d’Internet suscite des inquiétudes croissantes concernant la liberté de l’information et la situation des droits humains en Iran.









