
La Türkiye et la région entrent dans une phase critique de leur dossier "sans terrorisme". Les lignes bougent vite et les ramifications sont multiples : Kandil, les Barzani, les FDS, Damas et même Israël. Un dossier qui exige précision, sang-froid et lecture fine des coulisses. Voici l’analyse de la situation actuelle.
Trois députés de la Commission parlementaire se sont rendus à İmralı. Une discrétion totale entoure le contenu de l’entretien, mais la Grande Assemblée nationale a laissé filtrer des signaux plutôt positifs. Comme je l’ai déjà écrit, l’importance de cette visite n’est pas dans son contenu, mais dans ce qu’elle symbolise : un seuil indispensable pour poursuivre le processus. Ce seuil est désormais franchi. La Commission va préparer son rapport.
Le PKK s’est d’abord retiré de La Türkiye le 26 octobre, puis des zones de Zap (20 à 25 personnes). Les grottes se vident, mais Gara se remplit. MIT et TSK suivent chaque détail.
L’objectif du processus est la reddition totale de l’arsenal. Cela englobe toutes les branches du PKK – y compris les FDS. Mais au-delà du désarmement matériel, un "désarmement mental" est nécessaire, ce qui implique aussi un langage civil renouvelé. Le choix des mots n’est pas anodin.
Le Gouvernement régional du Kurdistan irakien soutient le processus Terörsüz Türkiye et y contribue concrètement. Ses motivations : sa relation étroite avec Ankara et ses propres tensions avec le PKK. Mais ce soutien disparaît lorsqu’il s’agit des FDS.
La position de Neçirvan Barzani est claire :
Cette vision contredit totalement les thèses de La Türkiye.
La semaine dernière, la présence de Mazlum Abdi à un forum de Duhok, invité et traité comme un hôte de marque, est un signal délicat. Cela intervient alors que Damas, renforcé par sa participation à la coalition anti-Daech et ses contacts avec Washington, dispose d’une position plus solide. On peut s’attendre à ce qu’Ankara aborde le sujet avec Erbil.
Les FDS doivent appliquer l’accord du 10 mars, indispensable au succès du processus. Après la rencontre Şara-Trump, le trafic diplomatique devrait s’intensifier. Mais l’accord expire à la fin de l’année : la fenêtre est courte.
Que se passera-t-il à l’échéance ? Une opération militaire de Damas ? Pas forcément.
Le cœur du problème réside dans la démographie : dans les zones contrôlées par les FDS, environ 70 % de la population est arabe. À Deir ez-Zor, à Rakka, ce pourcentage dépasse 90 %. Et une large partie des forces locales des FDS est composée… d’Arabes.
Pourtant, la chaîne de commandement reste strictement aux mains du YPG. Les tribus arabes n’y ont aucune place. Elles souhaitent une intégration à Damas, mais attendent l’échéance de l’accord du 10 mars.
Il a récemment vu le leader de la tribu Şammar, le cheikh Man’a Himmedi el-Cerba. Les acteurs cherchant le chaos ont réagi par une provocation confessionnelle à Homs.
Pourtant, Damas poursuit sa démarche de manière méthodique. Si l’accord n’est pas respecté, les tribus pourraient retirer leur soutien aux FDS. Dans ce cas, le YPG serait repoussé vers Hassaké-Qamichli, dans une zone d’environ 500 000 habitants. Et ensuite ? Nous le verrons ensemble.
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