France : vers un dépistage généralisé du cancer du poumon d’ici 2030

La rédaction avec
11:344/02/2026, الأربعاء
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Selon les dernières estimations de l’Institut national du cancer (INCa), publiées en 2024, le cancer du poumon reste l’un des cancers les plus meurtriers en France, avec environ 52 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.
Crédit Photo : ALEX WROBLEWSKI / AFP
Selon les dernières estimations de l’Institut national du cancer (INCa), publiées en 2024, le cancer du poumon reste l’un des cancers les plus meurtriers en France, avec environ 52 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé vouloir généraliser le dépistage du cancer du poumon d’ici 2030, lors d’une intervention sur franceinfo, le média public français.

"Nous voulons qu’il y ait un dépistage généralisé du cancer du poumon d’ici à 2030"
, a déclaré la ministre. Elle a souligné qu’
"il n’y a pas de politique de dépistage collectif comme on peut l’avoir dans le cancer du sein ou dans le cancer du côlon"
et que le gouvernement souhaite mettre en place un dispositif similaire pour le cancer du poumon.
À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, elle a précisé que cette démarche débutera dès mars, avec plus de 20 000 personnes pouvant être dépistées de manière ciblée.
"Ça va commencer dès le mois de mars, avec plus de 20 000 personnes qui pourront être dépistées de façon ciblée"
, a-t-elle indiqué.
Selon la ministre, l’inclusion de patients dans plusieurs études permettra à l’État, d’ici à 2030,
"de dire quel Français doit avoir un dépistage"
et
"d’avancer réellement vers ce dépistage de masse, comme nous le faisons pour le cancer du sein ou pour le cancer du côlon".

Elle a également affirmé qu’Emmanuel Macron doit annoncer les moyens et les priorités de la lutte contre le cancer.

L'un des cancers les plus meurtriers en France

"Dans le cadre de cette stratégie nationale sur dix ans, 2020-2030, aujourd’hui, va être présentée la deuxième partie de cette stratégie décennale. Le président va pouvoir expliquer l’investissement public de notre pays pour mieux dépister, faire plus de recherches et traiter les malades de cancer"
, a-t-elle déclaré.
La ministre a enfin insisté sur l’importance de la prévention :
"C’est tout l’enjeu de la prévention et de la culture que nous devons avoir : passer d’un soin qui est lié à la prévention plutôt qu’un soin qui est après avoir la maladie"
, a-t-elle ajouté.
Selon les dernières estimations de l’Institut national du cancer (INCa), publiées en 2024, le cancer du poumon reste l’un des cancers les plus meurtriers en France, avec environ 52 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année.

Il constitue également la première cause de mortalité par cancer dans le pays, avec près de 33 000 décès par an, selon l’INCa et Santé publique France.

Les autorités sanitaires soulignent par ailleurs que la mortalité liée au cancer du poumon diminue chez les hommes, mais continue d’augmenter chez les femmes, en lien notamment avec l’évolution du tabagisme.


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