Groenland: Macron juge "inacceptables" les menaces tarifaires de Donald Trump

La rédaction avec
16:2318/01/2026, dimanche
MAJ: 18/01/2026, dimanche
AA
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que son pays participerait aux exercices conjoints organisés au Groenland à la demande du Danemark, ajoutant que "les premières troupes françaises avaient déjà pris la route".
Crédit Photo : DHA /
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que son pays participerait aux exercices conjoints organisés au Groenland à la demande du Danemark, ajoutant que "les premières troupes françaises avaient déjà pris la route".

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé samedi l’attachement de la France à la souveraineté des Nations, en Europe comme ailleurs, en réponse à la décision du président américain Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane visant plusieurs pays européens sur fond de tensions autour du Groenland.

Dans une déclaration publiée sur le réseau social américain X, le chef de l’État a souligné que cette ligne politique guide les choix de Paris et fonde son
"attachement aux Nations unies et à notre Charte".
Il a, dans ce cadre, renouvelé le soutien français à l’Ukraine, affirmant que la France
"continuera de soutenir"
Kiev, tout en mettant en avant la coalition des volontaires engagée pour une paix
"robuste et durable".
Emmanuel Macron a également justifié la décision de la France de se joindre à un exercice
"décidé par le Danemark au Groenland",
assumant ce choix au nom de la sécurité
"en Arctique et aux confins de notre Europe".
"Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde",
a-t-il insisté, en réaction aux pressions annoncées par Washington.
Le président français a par ailleurs dénoncé les annonces américaines sur des sanctions commerciales.
"Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte",
a-t-il martelé, avertissant que
"les Européens y répondront de façon unie et coordonnée"
si elles venaient à être confirmées, tout en promettant de faire respecter la
"souveraineté européenne".

Les États-Unis imposeront droits de douane à huit pays européens

Cette prise de position intervient après l’annonce de Donald Trump, selon laquelle les États-Unis imposeront à partir du 1er février une taxe de 10% sur les importations en provenance de huit pays européens, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Danemark, avant une hausse à 25% à compter du 1er juin.

Donald Trump a justifié cette mesure par des préoccupations de
"sécurité nationale"
liées au Groenland, indiquant que ces droits de douane resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord portant sur
"l’achat complet et total du Groenland",
territoire arctique autonome sous souveraineté danoise.
Enfin, Emmanuel Macron a annoncé qu’il s’entretiendra
"dans cet esprit"
avec les partenaires européens, alors que Bruxelles et plusieurs capitales se préparent à coordonner leur réponse face à cette nouvelle escalade commerciale.
Le Groenland, territoire autonome du Royaume du Danemark, suscite l'intérêt des États-Unis en raison de sa position stratégique, de ses vastes ressources minérales et des inquiétudes liées à l'activité croissante de la Russie et de la Chine.

Trump a déclaré à plusieurs reprises que les États-Unis devaient acquérir le Groenland pour des raisons de sécurité nationale et pour empêcher la Russie ou la Chine de prendre le contrôle du territoire.

Les réactions européennes face à cette nouvelle escalade

Le Premier ministre suédois a déclaré samedi que les alliés ne céderaient pas au
"chantage"
suite à l'annonce par le président américain Donald Trump de nouvelles taxes douanières sur le Groenland, ajoutant que des discussions étaient en cours en vue d'une
"réponse coordonnée".
"Nous ne nous laisserons pas faire chanter. Seuls le Danemark et le Groenland décident des questions qui les concernent",
a écrit Ulf Kristersson sur le réseau social américain X.
Déclarant qu'il défendrait
"toujours"
son pays et ses voisins alliés, il a souligné qu'il s'agissait d'une question européenne qui touchait bien plus de pays que ceux actuellement visés.
"La Suède mène actuellement des discussions approfondies avec d'autres pays de l'UE, la Norvège et le Royaume-Uni afin d'élaborer une réponse coordonnée",
a ajouté Kristersson.

Le Danemark et le Groenland ont tous deux rejeté toute proposition de vente, réaffirmant la souveraineté danoise sur l'île.

À lire également :

#France
#Emmanuel Macron
#Groenland
#menaces tarifaires
#Donald Trump