Crédit Photo : @_AfricanUnion / X
Le président de la Commission de l'Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a tenu le 6 février 2026 des consultations avec les représentants permanents des communautés économiques régionales (CER) de l'UA, afin de les informer des priorités stratégiques de la Commission avant la 48e session ordinaire du Conseil exécutif et la 39e Assemblée des chefs d'État et de gouvernement (Addis-Abeba, 11-15 février 2026).
Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a condamné, vendredi dans un communiqué de presse, "l’attaque par drones menée contre l’aéroport de Kisangani, dans l’est de la République démocratique du Congo, et revendiquée par le mouvement armé AFC/M23".
"Cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur et exposant gravement les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution",
a déclaré le président de la Commission de l’UA.
Dans un communiqué publié par Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, le mouvement rebelle soutenu par Kigali a revendiqué ces attaques par drones.
"L’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) porte à la connaissance de l’opinion publique qu’elle a procédé, entre le samedi 31 janvier et le dimanche 1er février 2026, à la destruction du centre de commandement des drones militaires installé à l’aéroport de Kisangani"
a-t-il déclaré.
Selon le mouvement rebelle,
"ce centre constituait le principal dispositif de planification, de coordination et d’exécution d’opérations meurtrières visant des populations civiles ainsi que les positions de l’AFC/M23 dans les zones libérées notamment à Masisi, Walikale, Rutshuru, Lubero, Mwenga et Minembwe".
Les autorités congolaises ont annoncé avoir déjoué cette attaque.
Le gouvernement de la province de la Tshopo, dont Kisangani est le chef-lieu, a déclaré dans un communiqué que huit drones ont été neutralisés entre le samedi 31 janvier à 5 heures et le dimanche 1er février à 2 heures par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC),
"sans dégâts matériels ni pertes en vies humaines",
grâce à la
"vigilance et au professionnalisme"
des militaires déployés sur le site.
Ville de plus de 1,5 million d’habitants située sur les rives du fleuve Congo, Kisangani occupe une position stratégique au cœur de l’immense pays d’Afrique centrale. Son aéroport civil, également utilisé par l’armée congolaise, constitue une infrastructure vitale, en raison du mauvais état des routes reliant la région au reste du pays.
#Aéroport
#Attaque
#Kisangani
#RDC