
Donald Trump a demandé au Congrès américain d'approuver la suppression de 4,9 milliards de dollars supplémentaires d'aide internationale, a indiqué vendredi la Maison Blanche, une annonce qui augmente fortement les probabilités de paralysie de l'Etat fédéral fin septembre.
La suppression "touche des programmes du département d'Etat ainsi que l'Agence des Etats-Unis pour le développement international, et des programmes d'assistance internationale", précise la lettre envoyée au président républicain de la Chambre des représentants et partagée par le bureau du budget de la Maison Blanche.
Les démocrates avaient averti récemment que toute volonté de revenir sur des fonds déjà approuvés par le Congrès anéantirait toute possibilité de négocier avec eux pour éviter la paralysie budgétaire, le fameux "shutdown", avant l'échéance du 30 septembre.
Une situation hautement risquée économiquement et politiquement, que Donald Trump avait évitée de justesse en mars avec l'appui à contrecoeur de dix sénateurs démocrates.
Le recul de ces élus de l'opposition avait provoqué une vive polémique dans leurs rangs et chez leurs partisans, qui les ont accusés de ne pas résister avec suffisamment de fermeté au président républicain.
USAID
La Constitution américaine dispose que le Congrès possède seul le pouvoir d'allouer les fonds publics fédéraux. Pour valider cette nouvelle suppression budgétaire, Donald Trump devra donc obtenir l'approbation des deux chambres parlementaires, où les républicains sont majoritaires.
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà gelé des milliards de dollars destinés à l'aide internationale et a formellement démantelé USAID, aujourd'hui absorbée dans le département d'Etat, chargé de la diplomatie américaine.
En juillet, une étude internationale avait révélé que l'effondrement des financements américains dédiés à l'aide internationale pourrait entraîner plus de 14 millions de morts supplémentaires d'ici 2030 parmi les plus vulnérables, dont un tiers d'enfants.
Le milliardaire de 79 ans s'est engagé personnellement depuis plusieurs mois dans une campagne pour obtenir le prix Nobel de la paix, argumentant avoir mis fin à lui seul à plus de six conflits depuis le début de son second mandat.