France : un enfant de 11 ans maintenu six jours à Orly malgré un passeport et un visa valides

La rédaction avec
15:5523/02/2026, lundi
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La police aux frontières aurait refusé son entrée en affirmant qu’il "semblait plus âgé", tout en cochant que son passeport et son visa "n’étaient pas valables", alors qu’ils l’étaient, a-t-il précisé.
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La police aux frontières aurait refusé son entrée en affirmant qu’il "semblait plus âgé", tout en cochant que son passeport et son visa "n’étaient pas valables", alors qu’ils l’étaient, a-t-il précisé.

Un enfant de 11 ans a été maintenu six jours dans la zone d’attente de l’aéroport d’Orly malgré un passeport et un visa long séjour valides, a rapporté son avocat, Samy Djemaoun, sur son site web.

Selon Maître Djemaoun, l’enfant était arrivé le 8 février 2026 avec sa sœur de 9 ans dans le cadre d’une procédure de réunification familiale, pour rejoindre leur mère réfugiée en France.

La police aux frontières aurait refusé son entrée en affirmant qu’il
"semblait plus âgé"
, tout en cochant que son passeport et son visa
"n’étaient pas valables"
, alors qu’ils l’étaient, a-t-il précisé.
Pendant plus de 24 heures, l’enfant serait resté seul,
"sans interprète ni administrateur ad hoc"
, dans un espace de 3 m² séparé des adultes par un simple paravent, selon l’avocat.
Le 14 février, la Cour d’appel de Paris et le tribunal administratif de Melun ont ordonné sa remise en liberté immédiate, jugeant que ses droits avaient été
"gravement violés"
.

"Une violence institutionnelle"

La Cour d’appel a notamment relevé que l’irrégularité de la procédure constituait
"une atteinte substantielle aux droits"
de l’enfant, conformément à l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le tribunal administratif a estimé que le maintien en zone d’attente était
"grave et manifestement illégal"
et a enjoint l’administration à autoriser l’entrée de l’enfant en France.
Maître Djemaoun a dénoncé
"une violence institutionnelle"
et un recours à l’arbitraire, jugeant que la décision des autorités s’était appuyée sur une
"simple impression"
plutôt que sur les documents officiels.

Il a souligné que cette affaire illustre les risques pour les enfants vulnérables lorsque le droit n’est pas correctement appliqué et que le suivi judiciaire et administratif fait défaut.


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