
Le British Museum a retiré le terme "Palestine" de certaines galeries consacrées à l’Antiquité, le remplaçant par "Canaan" ou "descendance cananéenne". L’institution affirme que ces choix relèvent d’une révision scientifique. La décision fait suite à une lettre du groupe Avocats britanniques pour Israël. Des chercheurs et militants dénoncent un effacement culturel et s’inquiètent d’une réécriture symbolique de l’histoire. La polémique intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions autour de la question palestinienne.
La décision fait suite à une lettre adressée au musée par le groupe Avocats britanniques pour Israël. Elle suscite une vive controverse au Royaume-Uni et au-delà.
Un changement contesté dans les galeries sur l’Antiquité
Selon la direction du British Museum, les modifications relèvent d’un choix scientifique visant à refléter des appellations historiques propres à l’Antiquité. Les termes "Canaan" et "descendance cananéenne" auraient été privilégiés dans certaines sections consacrées au Proche-Orient ancien.
Le musée affirme que ces ajustements n’ont aucun lien avec des pressions politiques extérieures. Il souligne que les équipes curatoriales ont procédé à ces changements dans le cadre d’une révision académique régulière.
## Accusations d’effacement culturel
Plusieurs universitaires britanniques estiment que les terminologies antiques et modernes peuvent coexister dans une approche pédagogique nuancée. Ils appellent à davantage de transparence sur les critères scientifiques ayant conduit à ces modifications.









