
Alors que la Coupe d’Afrique des Nations se joue actuellement au Maroc, loin des projecteurs et des stades, le Cameroun pense déjà à demain. À Yaoundé, l’Espérance Académie Football Club forme de jeunes joueurs, futurs espoirs des Lions Indomptables. Ici, le football se conjugue avec l’école, dans un modèle sport-études qui mise sur la durée.
"Bien joué, le dernier passage du pied droit !"
Sous le soleil de fin d’après-midi à Yaoundé, les consignes fusent. Sur la pelouse du Complexe scolaire bilingue international Espérance, de jeunes garçons enchaînent les exercices avec précision et rapidité. Pendant que la CAN bat son plein au Maroc, ici, le Coach Bossogueno Harold, Licence B fédérale, parle déjà d’avenir:
"Vous savez que la CAN a commencé, non ? C’est quoi la CAN ? Coupe d’Afrique des Nations, compétition de football n’est-ce pas ? Plus de fraîcheur, même si certains disent que ça va manquer un peu d’expérience… C'est-à-dire qu'ils sont frais, ils sont jeunes, mais ils n'ont peut-être pas l'expérience de Choupo, Zambo…"
À travers ces mots, le coach évoque déjà le débat éternel, celui de la jeunesse contre l’expérience au sein de la tanière des lions. Pour lui, préparer la relève commence tôt, sur le terrain, mais pas seulement.
Car à Espérance Football Académie, le football ne se pratique pas au détriment des études. La structure est aussi une école, avec un programme pensé pour équilibrer ballon rond et salle de classe comme l’explique Amenda Nkoto, coordonnateur du complexe:
"Nous sommes d’abord une école. Donc forcément du sport-études. C’est du 50-50. Nous empêchons les enfants de faire une fixation sur la carrière professionnelle, parce qu’on sait que c’est compliqué. Nous les amenons plutôt à harmoniser leur programme scolaire avec leur passion qui est le football…"
Former des footballeurs, oui. Mais surtout former des jeunes encadrés, suivis, protégés. Une réponse aux réalités du football camerounais, riche en talents, mais souvent pauvre en accompagnement, explique Amenda Nkoto:
"Au Cameroun, les talents sont bruts, ils sont partout dans les quartiers. Le plus difficile, ce n’est pas de les détecter, c’est le suivi. Quand il y a un cadre, quand l’école et le sport sont encadrés, très souvent, le résultat est au rendez-vous…"
À sa manière, le Complexe Espérance veut contribuer à écrire la suite de l’histoire du football camerounais, en commençant à la base.
"Pas mal, pas mal ! Bravo, bravo !"
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