
Le géant français de l’énergie TotalEnergies a officiellement annoncé jeudi la reprise de son vaste projet gazier controversé au Mozambique, après cinq années d’interruption consécutives à une attaque terroriste meurtrière.
Plus de 4.000 travailleurs sont actuellement présents sur le site, dont 80% sont des ressortissants mozambicains, a précisé Patrick Pouyanné. TotalEnergies détient une participation de 26,5% dans Mozambique LNG et en assure l’exploitation.
L’insurrection persiste
Présenté comme le plus grand investissement privé dans les infrastructures énergétiques en Afrique, le projet devrait créer des milliers d’emplois et contribuer à faire du Mozambique, doté d’immenses réserves gazières offshore au large du Cabo Delgado, l’un des principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, notamment vers les marchés asiatiques et européens.
L’annonce du redémarrage intervient alors que TotalEnergies fait l’objet de deux procédures judiciaires en France. Une enquête pour homicide involontaire est notamment en cours à la suite de plaintes déposées par des survivants et des familles de victimes de l’attaque de mars 2021 contre la ville de Palma, voisine du site, qui reprochent au groupe de ne pas avoir assuré la sécurité de ses sous-traitants.
Si le nord du Mozambique n’a pas connu d’attaque d’une ampleur comparable à celle de 2021, des violences régulières visant civils et forces de sécurité sont toujours attribuées à des insurgés terroristes. Depuis 2017, l’insurrection dans la région aurait fait plus de 6.200 morts, selon l’ONG Acled.









