
Le président syrien Ahmed al-Sharaa a déclaré que l’organisation terroriste YPG/SDF n’avait pas respecté l’accord du 1er avril 2025 concernant le quartier Sheikh Maqsoud à Alep, selon la télévision syrienne.
Selon la chaîne Al-Ikhbariya, Al-Sharaa a précisé que cet accord prévoyait le retrait des éléments terroristes affiliés au SDF du quartier, laissant uniquement un nombre limité de forces de sécurité du ministère de l’Intérieur, aux côtés des habitants locaux, pour assurer la sécurité et les services en raison de la composition sociale particulière de la zone.
À l’époque, le SDF avait annoncé que le retrait avait été effectué.
Cependant, environ deux mois plus tard, les combats ont repris et des tirs d’artillerie ont visé des quartiers résidentiels voisins, notamment Sheikh Maqsoud, Ashrafieh et Bani Zaid, où vivent des Arabes, Kurdes et chrétiens, a ajouté Al-Sharaa.
Il a souligné que les tirs dans les marchés et les zones civiles compromettaient directement la sécurité dans l’ensemble d’Alep.
Cette violence continue entrave également les efforts visant à promouvoir Alep comme centre économique, compte tenu de son secteur industriel et agricole ainsi que de son rôle stratégique dans le commerce régional.
Al-Sharaa a insisté sur le fait que l’État ne peut pas attirer d’investissements étrangers tant que des obus tombent tous les quelques mois depuis un quartier résidentiel, affirmant que protéger Alep et garantir sa stabilité reste une priorité nationale incontournable.
En avril 2025, les autorités syriennes ont signé un autre accord concernant les quartiers Sheikh Maqsoud et Ashrafieh, stipulant que ces deux districts restent des parties administratives de la ville d’Alep tout en respectant leurs particularités locales.
Cet accord incluait l’interdiction de manifestations armées, la limitation des armes aux forces de sécurité intérieure et le retrait du SDF vers les zones situées à l’est de l’Euphrate, dans le nord-est de la Syrie.
Les autorités affirment toutefois que le SDF n’a pas respecté les termes de ces accords.
Le gouvernement syrien a intensifié ses efforts pour rétablir la sécurité à l’échelle nationale depuis la chute du régime de Bashar al-Assad en décembre 2024, après 24 années au pouvoir.









