
Un policier a été mis en examen pour violences aggravées, soupçonné d’avoir fracturé le crâne d’une jeune femme lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Marseille en 2018.
Selon la presse française, qui cite une confirmation du parquet, le fonctionnaire est suspecté d’avoir porté un coup de matraque à la victime alors qu’elle se trouvait au sol, provoquant une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, avec plusieurs circonstances aggravantes, dont l’usage d’une arme et la qualité de dépositaire de l’autorité publique.
Le parquet avait requis son placement en détention, mais le juge des libertés et de la détention a opté pour une mesure moins contraignante.
L’enquête, ouverte après les faits survenus le 8 décembre 2018 dans le centre de Marseille, a mobilisé de nombreux moyens selon Le Parisien. Les investigations ont conduit à la mise en cause d’une quinzaine de policiers dans l’agression d’Angelina, alors âgée de 19 ans, et de son compagnon. Les enquêteurs estiment désormais avoir identifié le principal suspect.
"Passage à tabac"
Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large de controverses sur le maintien de l’ordre lors du mouvement des Gilets jaunes, marqué par de nombreuses accusations de violences policières.
Il relance également le débat sur les mécanismes de contrôle des forces de l’ordre et sur les délais judiciaires dans des affaires sensibles, alors que plusieurs procédures liées à cette période restent encore en cours.










