France: le gendarme budgétaire valide avec prudence les prévisions du gouvernement pour 2026

La rédaction avec
10:0623/04/2026, Perşembe
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Une personne passe devant l'entrée du siège du Contrôle général économique et financier (CGefi) à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, le 21 avril 2026.
Crédit Photo : Charlotte SIEMON / AFP
Une personne passe devant l'entrée du siège du Contrôle général économique et financier (CGefi) à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, le 21 avril 2026.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a estimé mercredi que le scénario économique actualisé du gouvernement pour 2026 était "cohérent", tout en alertant sur les fortes incertitudes liées à la poursuite du conflit au Moyen-Orient.

Saisi d’un rapport sur la trajectoire visant à ramener le déficit public sous les 3 % du PIB d’ici 2029, cet organisme rattaché à la Cour des comptes considère que les hypothèses de l’exécutif reposent sur une amélioration progressive du contexte géopolitique au second semestre.

Dans ce cadre, le gouvernement a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,9 % (contre 1 % auparavant) et relevé son estimation d’inflation de 1,3 % à 1,9 %.

Le HCFP prévient toutefois que ces projections restent exposées à un "risque majeur" en cas d’aggravation ou de prolongation du conflit. Il souligne aussi que la hausse des prix des carburants n’a pas généré de recettes supplémentaires pour l’État, excluant l’idée d’une "cagnotte" budgétaire.

L’institution anticipe plutôt un ralentissement de l’activité économique et un coût accru lié aux mesures sociales, notamment en cas de revalorisation du salaire minimum, qui entraînerait des allègements de cotisations supplémentaires.

"L’année 2026 a commencé sans aucune marge budgétaire, même avant le déclenchement du conflit"
, a déclaré Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes.
Elle a également relevé une incohérence dans les économies annoncées par le gouvernement : le document transmis au HCFP évoque 4 milliards d’euros d’ajustements, contre 6 milliards annoncés par la suite.
"Nous aurions dû examiner ces mesures sur la base du montant réel"
, a-t-elle regretté.

De son côté, le ministère de l’Économie explique cette révision par la dégradation rapide du contexte international. L’effort budgétaire, initialement fixé à 4 milliards d’euros, a été porté à 6 milliards par le Premier ministre Sébastien Lecornu, en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient.

Malgré ces ajustements, le gouvernement maintient son objectif de redressement des finances publiques dans un contexte économique et géopolitique très incertain.


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