
L’Association de la presse étrangère, une organisation à but non lucratif basée aux États-Unis, a fait part mardi de sa "vive déception" face à la décision du gouvernement israélien de maintenir l’interdiction d’un accès libre des médias internationaux à la bande de Gaza, malgré l’instauration d’un cessez-le-feu.
Dans un communiqué, l’association de correspondants étrangers a dénoncé l’absence de mesures permettant aux journalistes de se rendre à Gaza de manière autonome et d’exercer leur métier aux côtés de leurs confrères palestiniens.
Depuis le début du conflit en 2023, les autorités israéliennes restreignent l’entrée des journalistes internationaux à Gaza, autorisant uniquement, au compte-gouttes, certains reporters à y accéder sous escorte militaire.
D’après la presse israélienne, le gouvernement a affirmé dimanche devant la Cour suprême que cette interdiction devait être maintenue pour des raisons qualifiées de "sécurité".
L’Association de la presse étrangère a indiqué qu’elle comptait déposer dans les prochains jours une "réponse ferme" auprès de la Cour, exprimant sa confiance dans une décision respectueuse des principes fondamentaux de la liberté d’expression, du droit du public à l’information et de l’indépendance de la presse.
Début décembre 2025, le bureau des médias du gouvernement de Gaza rapportait que 257 journalistes palestiniens avaient été tués depuis le début de l’offensive israélienne contre Gaza, lancée le 8 octobre 2023 et prolongée pendant deux ans jusqu’à l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2025.
Selon le ministère de la Santé, malgré cet accord, l’armée israélienne a commis plusieurs centaines de violations, faisant 420 morts et 1 184 blessés parmi les Palestiniens.
Le cessez-le-feu a mis un terme à une guerre de deux ans qui a causé la mort de près de 71 400 Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, blessé plus de 171 200 personnes et laissé la bande de Gaza largement dévastée.









