
Les Népalais ont voté jeudi et devront attendre plusieurs jours pour connaître les résultats des législatives, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement.
Trois figures s'imposent dans ce scrutin: l'ex Premier ministre renversé en septembre et déterminé à reprendre le pouvoir, un rappeur devenu maire de Katmandou qui courtise le vote des jeunes et le nouveau chef du Congrès népalais, qui se pose en héraut du renouveau générationnel.
Tous ambitionnent de diriger ce pays himalayen de 30 millions d'habitants, dont 19 millions étaient appelés aux urnes jusqu'à 17H00 locales (11H15 GMT).
Les responsables de la commission électorale ont commencé à collecter les urnes après la clôture du scrutin, les bulletins devant être transportés sous escorte vers un centre dans chaque circonscription, afin d'y être dépouillés.
Les noms des premiers vainqueurs de ce scrutin crucial devraient être annoncés d'ici vendredi, mais les résultats définitifs ne sont pas attendus avant plusieurs jours.
Au cours des manifestations, au moins 77 personnes avaient été tuées et le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels incendiés.
"Jour de fête"
Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Les jeunes manifestants avaient également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites.
En ce jour de vote, des milliers de soldats et de policiers ont été déployés.
Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.
Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de Premier ministre briguent des sièges.
Les 163. 000 électeurs de la circonscription de Jhapa?5 devront départager KP Sharma Oli, 74 ans, l'ex Premier ministre marxiste renversé en septembre et déterminé à retrouver son fauteuil pour la cinquième fois, et l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, qui assure bénéficier du soutien de la Génération Z.
En costume noir et le regard caché derrière des lunettes de soleil, M. Shah, du parti centriste Rastriya Swatantra Party (RSP) a fait la queue devant un bureau de vote de Katmandou.
Espoirs de "changement"
Après avoir voté, il a dit à l'AFP qu'il était "du devoir des dirigeants" de faire en sorte que les événements de l'an dernier ne se reproduisent plus.
De nombreux électeurs ont partagé sur les réseaux des images de leurs pouces marqués à l'encre, souvent accompagnées de photos des manifestations de septembre.









