Les enseignants mobilisés ce mardi contre les suppressions de postes dans toute la France

La rédaction avec
10:0631/03/2026, mardi
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Le syndicat du second degré SNES-FSU évoque une participation potentiellement importante dans certaines académies, notamment Aix-Marseille, Lille ou l’Île-de-France, même si aucune estimation globale n’est possible à ce stade.
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Le syndicat du second degré SNES-FSU évoque une participation potentiellement importante dans certaines académies, notamment Aix-Marseille, Lille ou l’Île-de-France, même si aucune estimation globale n’est possible à ce stade.

Un mouvement de grève des enseignants est attendu mardi dans toute la France, avec une participation estimée jusqu’à 30 % dans le premier degré public, selon le principal syndicat du secteur.

Selon la presse française, le SNUipp-FSU anticipe une mobilisation
"très disparate selon les départements"
, tout en signalant des taux élevés dans plusieurs territoires comme Paris, la Gironde, l’Aude ou encore les Yvelines. Des manifestations doivent accompagner cette journée d’action, notamment dans la capitale où un cortège doit relier le Luxembourg au ministère de l’Éducation nationale.
Le mouvement s’inscrit dans une semaine d’actions lancée par une intersyndicale réunissant la FSU, l’UNSA, la CFDT, la CGT et Solidaires. Ces organisations dénoncent des choix budgétaires qualifiés de
"court-termistes"
, estimant qu’ils aggravent l’état d’un service public d’éducation déjà
"exsangue"
.

La mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes depuis le début de l’année. Le syndicat du second degré SNES-FSU évoque une participation potentiellement importante dans certaines académies, notamment Aix-Marseille, Lille ou l’Île-de-France, même si aucune estimation globale n’est possible à ce stade.

Revalorisation salariale

Au cœur des revendications figurent les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2026. Près de 4 000 postes d’enseignants devraient être supprimés, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré, avec une forte concentration dans l’académie de Lille.

Les syndicats réclament également une revalorisation salariale, estimant que les efforts des personnels ne sont pas reconnus à leur juste mesure.

Face à ces critiques, le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray met en avant une
"chute démographique vertigineuse"
pour justifier les ajustements d’effectifs. Il affirme que la baisse attendue du nombre d’élèves impose une adaptation, tout en assurant vouloir limiter les conséquences des fermetures de classes et garder une marge d’ajustement d’ici la rentrée.
Les organisations syndicales contestent cette lecture, considérant que la diminution du nombre d’élèves pourrait au contraire améliorer les conditions d’enseignement. Elles dénoncent un recours à cet argument comme
"alibi"
pour réduire les moyens alloués à l’école.

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