
Le nombre de personnes tuées dans les attaques menées par l'armée israélienne contre le Liban depuis le 2 mars a atteint 3 412 morts, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les deux parties, selon les dernières données publiées par le ministère libanais de la Santé.
Les nouvelles statistiques font état de 41 décès supplémentaires par rapport au précédent bilan communiqué la veille, qui faisait état de 3 371 morts.
Les autorités libanaises soulignent que les attaques israéliennes se poursuivent malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril et prolongé de 45 jours à compter du 17 mai à l’issue de négociations menées sous médiation américaine.
Intensification des opérations militaires
L'armée israélienne a lancé le 2 mars une vaste campagne de frappes aériennes contre plusieurs régions du Liban, notamment dans le sud du pays, où de nombreuses localités ont été visées.
Selon les autorités libanaises, les bombardements ont provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes à l’intérieur du pays, aggravant une situation humanitaire déjà fragile.
Les parties avaient également convenu de tenir un quatrième cycle de négociations au début du mois de juin afin de tenter de consolider l’accord.
Une trêve régulièrement violée
Malgré cet accord, les affrontements se poursuivent sur le terrain. L’armée israélienne continue de mener des frappes et des opérations de destruction de bâtiments dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah affirme cibler les forces israéliennes en réponse à ce qu’il considère comme des violations répétées du cessez-le-feu.
La poursuite des violences fragilise davantage les efforts diplomatiques visant à stabiliser la frontière israélo-libanaise et à mettre un terme aux hostilités qui ont déjà causé des milliers de victimes civiles.









