
L’Inde envisage de réduire les droits de douane sur les voitures importées de l’Union européenne de 110 % à 40 %, à la veille d’un possible accord de libre-échange entre New Delhi et Bruxelles.
Cette mesure ouvrirait davantage le marché automobile indien aux constructeurs européens, notamment Renault et Stellantis, ainsi qu’aux groupes allemands Volkswagen, Mercedes-Benz et BMW.
Ces avancées interviennent alors que le président du Conseil européen, António Costa, est arrivé en Inde en vue du sommet UE-Inde prévu mardi à New Delhi. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, participe également aux discussions.
Selon les chiffres de l’UE, le commerce bilatéral de biens a atteint 120 milliards d’euros en 2024, auxquels s’ajoutent environ 60 milliards d’euros d’échanges de services. Le Fonds monétaire international anticipe que l’Inde deviendra cette année la quatrième économie mondiale.
Les deux partenaires cherchent à renforcer leurs échanges dans un contexte de tensions commerciales internationales, marqué notamment par les droits de douane américains et les restrictions chinoises à l’exportation. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a récemment estimé que le rapprochement entre l’UE et l’Inde intervenait dans un environnement international soumis à de fortes pressions économiques et géopolitiques.












