En novembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait refusé de transférer l’affaire à la CJUE, confirmant ainsi qu’un procès se tiendrait en France, d’une durée prévue de quatre semaines, selon le média.
Le procès de la compagnie aérienne espagnole Swiftair, jugée pour "homicides involontaires", s’ouvre lundi au tribunal correctionnel de Paris, douze ans après le crash du vol Air Algérie AH5017 dans le nord du Mali, qui avait coûté la vie à 116 personnes, dont 54 Français.
La tenue de ce procès intervient après plusieurs reports et une longue bataille judiciaire menée par les familles des victimes, qui s’étaient opposées à des tentatives de la part de Swiftair pour éviter un jugement en France en saisissant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin de suspendre la procédure dans l’Hexagone, a précisé la même source.
En novembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait refusé de transférer l’affaire à la CJUE, confirmant ainsi qu’un procès se tiendrait en France, d’une durée prévue de quatre semaines, selon le média.
L’extinction de l’action publique
Suzanne Aillot, présidente de l’association AH 5017 Ensemble, qui représente les familles des victimes, a déclaré que l’on attend
"que les résultats des expertises, des investigations, de cette instruction… soient posés devant, à la fois, le tribunal, les inculpés, la compagnie et les victimes"
.
"On n’a jamais l’occasion de déposer les éléments comme cela en réunissant tous les protagonistes…, a‑t‑elle ajouté. C’est ce qui va se passer. On espère qu’il va en sortir une vérité. Et que l’on arrive à cerner les responsabilités des uns et des autres"
, a‑t‑elle poursuivi, dans des propos rapportés par RFI.
Maître Sébastien Busy, avocat de ce collectif, a indiqué à la même source que la partie adverse pourrait tenter, ce lundi, de faire déclarer l’extinction de l’action publique en France en demandant, une nouvelle fois, à ce que les poursuites cessent.
#Air Algérie
#France
#Swiftair