
Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a alerté dimanche sur l’ampleur des violences sexuelles liées au conflit en République démocratique du Congo, dénonçant notamment des cas d’esclavage sexuel et le sort "tragique" des enfants nés de viols.
Selon un bilan publié à Kinshasa, 887 cas de violences sexuelles ont été documentés en 2025, touchant 1.534 victimes, en majorité des femmes et des filles.
Les groupes armés sont responsables d’environ 75% des cas, avec le Mouvement du 23 mars (M23) en tête, suivi notamment de groupes Wazalendo, de la milice CODECO, de groupes Maï-Maï, ainsi que des rebelles ADF et FDLR.
Accélérer les poursuites contre les responsables
Le rapport souligne aussi des situations d’esclavage sexuel, des femmes et des filles étant maintenues en captivité et soumises à des viols répétés et à des grossesses forcées.
Le BCNUDH appelle les autorités congolaises à accélérer les poursuites contre les responsables et la communauté internationale à renforcer l’assistance aux survivantes, alors que moins de 2% des victimes bénéficient d’un accompagnement complet sur les plans psychologique, social et juridique.











