
Donald Trump veut créer un "Conseil de paix" à sa main pour oeuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU, avec un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une "charte" dont l'AFP a obtenu une copie.
La semaine dernière, Donald Trump a officiellement annoncé vouloir créer un "Conseil de la paix" qu’il contrôlerait, destiné à intervenir dans la résolution des conflits internationaux, en concurrence directe avec l’ONU. Ce projet n’est toutefois pas nouveau : il en évoquait déjà l’idée auparavant. L’accès à ce "Conseil de la paix" serait conditionné au versement d’un milliard de dollars, selon une "charte" définie, dont l'AFP a obtenu une copie.
De quoi s'agit-il ?
La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un "Conseil de paix" présidé par Donald Trump serait formé.
Depuis le week-end dernier, divers pays ont indiqué avoir reçu une invitation pour y participer, notamment la France, l'Allemagne, le Canada, la Russie et la Chine.
Mais le projet de "charte" révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.
La mission
Trump tout puissant
Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.
Ticket d'entrée
Ce mandat de trois ans ne s'applique pas aux Etats membres qui versent plus d'un milliard de dollars au "Conseil de paix" au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte, ajoute le texte, sans précisions.
Le responsable américain a cependant indiqué que cela se faisait sur la base du volontariat et qu'il n'y avait aucun prix d'entrée pour être membre du Conseil.
Quels pays ont dit oui ?
Le roi du Maroc Mohamed VI rejoindra le conseil en tant que "membre fondateur", a indiqué la diplomatie marocaine.
En Arménie, le Premier ministre Nikol Pachinian a déclaré mardi sur Facebook avoir accepté l'invitation américaine.
Quels pays ont dit non ?
La France "ne peut donner (une) suite favorable" à ce stade à l'invitation, a indiqué lundi l'entourage du président Emmanuel Macron. "Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera", a rétorqué M. Trump.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit mardi avoir reçu une invitation, mais "n'imagine pas" y participer au côté de la Russie.
Quels pays réservent leur réponse ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussi été invitée et réserve sa réponse, a déclaré lundi un porte-parole à Bruxelles.
Quels pays invités ?
La Maison Blanche n'a pas publié la liste des pays invités. Mais de nombreuses capitales ont fait savoir que leur dirigeant avait reçu un carton d'invitation.
Parmi les autres pays qui ont confirmé avoir reçu une invitation figurent l'Italie, la Norvège, la Suède, la Finlande, l'Albanie, l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Egypte, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne ou encore l'Inde et la Corée du Sud.










