
L’Union européenne (UE) a décidé, jeudi 29 janvier, de classer les Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
Parallèlement à cette inscription, l’UE a étendu ses sanctions contre plusieurs hauts responsables iraniens. D’après une liste publiée au Journal officiel de l’Union européenne, sont notamment visés le ministre iranien de l’Intérieur Eskandar Momeni, le procureur général Mohammad Movahedi-Azad, ainsi que le chef de la police Seyed Majid Feiz Jafari. Plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution figurent également parmi les personnes sanctionnées.
L’organisation est considérée par l’Union européenne comme le principal instrument de la répression menée par les autorités iraniennes, accusée d’avoir provoqué la mort de milliers de personnes.
Téhéran a dénoncé la pression occidentale et affiché une ligne de fermeté. Le chef militaire iranien, le général Amir Hatami, a déclaré que l’armée se préparait à une "riposte écrasante" face aux menaces, affirmant que le renforcement des capacités stratégiques permettrait une réponse rapide à toute attaque, selon la télévision d’État.
Cette décision européenne intervient dans un contexte de fortes tensions avec Washington. Le président américain Donald Trump a averti mercredi que "le temps était compté" avant une attaque, tandis que les États-Unis déploient une force navale dans le Golfe. L’Iran cherche, de son côté, à obtenir le soutien des puissances arabes de la région.









