Malaisie: X sommé de sécuriser Grok avant levée du blocage

18:1115/01/2026, jeudi
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La Malaisie exige que le réseau social X prouve l’absence de nouveaux abus liés à Grok avant toute levée de l’interdiction temporaire du chatbot.
Crédit Photo : X /
La Malaisie exige que le réseau social X prouve l’absence de nouveaux abus liés à Grok avant toute levée de l’interdiction temporaire du chatbot.

La Malaisie a indiqué jeudi que le réseau social américain X devra prouver que les usages abusifs des outils d’intelligence artificielle de Grok ne se reproduiront plus avant que les autorités n’envisagent de lever l’interdiction temporaire visant le chatbot.

"Si l’entreprise parvient à empêcher la production de contenus considérés comme nuisibles ou préjudiciables en ligne, le gouvernement mettra fin à l’interdiction temporaire de Grok"
, a déclaré le ministre des Communications, Fahmi Fadzil, cité par l’agence de presse officielle.

Le ministre a précisé que son ministère avait pris note de la désactivation par X de plusieurs requêtes permettant la création d’images inappropriées via Grok. Il a toutefois estimé que les mesures adoptées à ce stade restaient insuffisantes et non exhaustives.


Selon Fahmi Fadzil, le gouvernement malaisien souhaite que les plateformes de réseaux sociaux offrent un environnement plus sûr, en particulier pour les enfants et les familles, et qu’elles soient exemptes d’escroqueries ainsi que de contenus préjudiciables.

Kuala Lumpur a imposé dimanche une restriction temporaire à Grok après des signalements faisant état d’un usage abusif du chatbot pour générer des images obscènes, sexuellement explicites et manipulées sans consentement, y compris des contenus impliquant des femmes et des mineurs.


La Commission malaisienne des communications et du multimédia a indiqué que cette restriction resterait en vigueur tant que des mécanismes de protection efficaces n’auront pas été mis en place.

Par ailleurs, les Philippines envisagent également de bloquer l’accès à Grok, selon la chaîne ABS-CBN News. Le secrétaire philippin aux Technologies de l’information et des communications, Henry Aguda, a déclaré jeudi que l’agence placée sous son autorité, le Cybercrime Investigation and Coordinating Center, coopérait avec la Commission nationale de protection de la vie privée afin de bloquer les contenus assimilés à des abus sexuels et à l’exploitation d’enfants en ligne.


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