France/ Budget: le gouvernement défend une “fiscalité stable” face à une grogne croissante

La rédaction avec
20:378/02/2026, dimanche
MAJ: 8/02/2026, dimanche
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La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, observe pendant une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres à Paris, le 4 février 2026.
Crédit Photo : Ludovic MARIN / AFP
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, observe pendant une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres à Paris, le 4 février 2026.

Le gouvernement français a réaffirmé dimanche sa volonté de maintenir une « fiscalité stable » pour la quasi-totalité des entreprises, alors que les critiques se multiplient dans les rangs patronaux après l’adoption du budget par le recours à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution.

Interrogée sur Franceinfo, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré que
"la fiscalité est entièrement stable pour 99,9 % des entreprises".
"Non, ce n’est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises",
a-t-elle défendu, précisant que la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)
"n’augmentera pas"
et que le coût du travail restera inchangé en 2026 par rapport à 2025.
"Vos impôts n’augmenteront pas cette année",
a-t-elle déclaré à l’adresse des TPE, PME, ETI et commerçants.
Ces déclarations interviennent après les critiques du président du Medef, Patrick Martin, qui a estimé dans un entretien au quotidien Le Parisien que
"les prélèvements sociaux et fiscaux vont bien augmenter de quelques milliards".
Le dirigeant patronal déplore que
"certaines promesses importantes pour les entreprises n’aient pas été tenues",
pointant notamment certains impôts de production et la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés visant les grandes entreprises. Il a mis en garde contre les conséquences possibles sur la compétitivité et l’attractivité du pays.

Loin d’être le seul à formuler des critiques et des réserves vis-à-vis du budget de l’État pour 2026, le chef du Medef se voit emboîter le pas par le PDG de LVMH, Bernard Arnault, peu habitué à ce type de déclarations.

Dans une déclaration publique récente, l’homme d’affaires évoque notamment un contexte d’
"incertitude économique"
et des politiques publiques
"plutôt contre les entreprises, pour les taxer au maximum".
Des propos qui marquent une prise de distance notable de la part d’un dirigeant considéré comme proche du chef de l’État en 2017.
Face à cette grogne croissante, l’exécutif récuse toute inflexion défavorable au monde économique.
"Depuis 2017, nous avons massivement baissé les impôts",
a rappelé Maud Bregeon, défendant un budget présenté comme un compromis entre redressement des finances publiques et soutien à la compétitivité.
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