
À Khan Younès, dans le sud de Gaza, des enfants palestiniens passent désormais leurs journées à transporter des jerricans d’eau pour leur famille au lieu d’aller à l’école. Rawan, Sami, Usame et Muhammed racontent un quotidien marqué par les files d’attente, la destruction des écoles et la perte de proches. Les infrastructures hydrauliques gravement endommagées aggravent la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne, où des milliers d’enfants vivent désormais dans des tentes ou des abris de fortune.
Dans la bande de Gaza, des enfants qui devraient être sur les bancs de l’école passent désormais leurs journées à transporter des jerricans d’eau pour survivre. À Khan Younès, dans le sud de Gaza, des mineurs font chaque jour la queue pendant des heures sous la chaleur pour rapporter quelques litres d’eau à leur famille, dans un territoire ravagé par les bombardements israéliens et l’effondrement des infrastructures.
Parmi eux, Rawan el-Beyruk, 12 ans, raconte une enfance brutalement interrompue depuis le début de la guerre. Son père a été tué le 19 février et la jeune fille explique que sa vie se résume désormais à chercher de l’eau pour sa mère et ses frères et sœurs.
Comme des milliers d’enfants à Gaza, elle vit désormais dans une tente et dépend des rares camions-citernes qui atteignent certaines zones de Khan Younès.
Des enfants contraints d’abandonner l’école
Sami Hammad, 13 ans, explique que même avec un bras cassé, il doit continuer à chercher de l’eau pour sa famille de six personnes.
À seulement 10 ans, Usame Ebu Zeyd décrit lui aussi un quotidien rythmé par la quête d’eau.
Muhammed Harb, 14 ans, raconte avoir trouvé refuge avec sa famille dans une école transformée en abri pour déplacés.
Crise humanitaire et pénurie d’eau à Gaza
Depuis le début de la guerre, les infrastructures hydrauliques de Gaza ont subi d’importants dégâts. Les pénuries d’eau potable touchent particulièrement les enfants déplacés vivant dans des camps ou des écoles transformées en refuges.
Dans plusieurs secteurs de Khan Younès, les habitants dépendent presque exclusivement des livraisons de camions-citernes. Les longues files d’attente sont devenues une scène quotidienne pour des milliers de familles palestiniennes.
Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur les conséquences sanitaires de cette crise, notamment pour les enfants, confrontés à la déshydratation, à la malnutrition et à l’interruption prolongée de leur scolarité.









