Haïti : au moins 78 morts dans de nouveaux affrontements entre gangs à Port-au-Prince

La rédaction avec
17:1515/05/2026, vendredi
AA
Selon le Binuh entre le 5 mars et le 11 mai 2026, au moins 305 personnes ont été tuées et 277 blessées dans les mêmes communes, dont 63 résidents parmi lesquels figurent 17 femmes et 13 enfants.
Crédit Photo : @Zile_News / X
Selon le Binuh entre le 5 mars et le 11 mai 2026, au moins 305 personnes ont été tuées et 277 blessées dans les mêmes communes, dont 63 résidents parmi lesquels figurent 17 femmes et 13 enfants.

Au moins 78 personnes ont été tuées et 66 autres blessées depuis le 9 mai dans les communes de Cité Soleil et de Croix-des-Bouquets, en périphérie de Port-au-Prince, a indiqué jeudi le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), dans un nouveau bilan alarmant sur la dégradation sécuritaire.

Ces violences sont liées à des affrontements entre plusieurs groupes armés actifs dans ces zones déjà touchées par des épisodes similaires en mars et en avril.

Parmi les victimes figurent des civils, dont cinq hommes, quatre femmes et une jeune fille, tandis que le reste des morts serait composé de membres des gangs impliqués dans les combats.

La recrudescence des affrontements a provoqué le déplacement d’environ 5.300 habitants, selon les agences humanitaires. Plusieurs familles restent toutefois bloquées dans des quartiers encore sous tension, où les échanges de tirs empêchent toute évacuation sécurisée.

Situation tendue

La situation a également un impact direct sur les infrastructures sanitaires. Un centre hospitalier ainsi qu’un établissement de Médecins Sans Frontières ont suspendu leurs activités et procédé à l’évacuation de leur personnel, après avoir pris en charge 40 blessés par balle en moins de douze heures.

Selon le Binuh entre le 5 mars et le 11 mai 2026, au moins 305 personnes ont été tuées et 277 blessées dans les mêmes communes, dont 63 résidents parmi lesquels figurent 17 femmes et 13 enfants.

Face à cette spirale de violence, le déploiement d’une nouvelle force multinationale se poursuit afin de soutenir la police haïtienne, en remplacement d’une précédente mission jugée insuffisamment équipée et financée.

À ce stade, seuls 400 soldats tchadiens ont été déployés à Port-au-Prince, tandis que le commandement de la force a été officiellement confié au général mongol Erdenebat Batsuuri.


A lire également:

#Haïti
#Port-au-Prince
#violence de gangs