Pourquoi Israël s’en prend-il à la Türkiye ?

09:5914/04/2026, Salı
MAJ: 14/04/2026, Salı
İhsan Aktaş

Dès le début du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, Benjamin Netanyahu a fait face à de vives critiques dans son propre pays en raison de ses politiques qualifiées de génocidaires. Chaque fois qu’Israël se retrouve en difficulté, il lance une attaque contre un autre pays. Comme si les 300 civils tués lors d’une attaque au Liban ne suffisaient pas, il a successivement ciblé le ministre pakistanais de la Défense, puis le Premier ministre espagnol, avant de viser notre président. Les dirigeants

Dès le début du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, Benjamin Netanyahu a fait face à de vives critiques dans son propre pays en raison de ses politiques qualifiées de génocidaires. Chaque fois qu’Israël se retrouve en difficulté, il lance une attaque contre un autre pays. Comme si les 300 civils tués lors d’une attaque au Liban ne suffisaient pas, il a successivement ciblé le ministre pakistanais de la Défense, puis le Premier ministre espagnol, avant de viser notre président.


Les dirigeants israéliens, génocidaires et ayant perdu toute rationalité, ne connaissent pas cette nation. Ils sont tombés dans un tel état d’égarement qu’ils ne comprennent même pas qu’une critique visant notre président équivaut à une attaque contre toute la Türkiye.


Je le répète souvent : ceux qui ouvrent un front contre un dirigeant rationnel finissent toujours par se heurter à un mur. Dans les 25 dernières années de politique intérieure et extérieure de ce pays, chaque confrontation a naturellement conduit à la défaite de l’autre camp.


Un analyste politique européen a formulé une phrase frappante :

Quiconque s’oppose au génocide israélien et au sionisme s’est rangé aux côtés d’Erdoğan.

Il est probable que Netanyahu n’imaginait pas l’écho mondial que provoquerait une telle affirmation.


Une hostilité révélatrice


Alors que j’attendais dans une gare aux États-Unis, une jeune femme s’est approchée de moi. Sa première question a été :
"Es-tu Turc ?"
J’ai répondu oui. Elle a ensuite demandé :
"Aimes-tu Erdoğan ?"
Une haine profonde se lisait sur son visage. Je lui ai répondu :
"Bien plus que tu ne l’imagines."
Je lui ai alors demandé :
"Es-tu sioniste ?"
Elle a répondu oui. Je lui ai demandé pourquoi elle éprouvait une telle hostilité envers le président d’un pays. Elle m’a répondu :
Jusqu’à l’arrivée d’Erdoğan, il était impossible de critiquer Israël dans le monde. Cet homme a parlé contre Israël partout et en toute occasion, au point de banaliser cette critique.


Pour conclure, je lui ai dit :
"Je connais notre président ; non seulement moi, mais toute la Türkiye l’aime. Après t’avoir écoutée, nous l’aimerons encore davantage"
, puis je l’ai laissée face à sa propre hostilité.

Les raisons d’une escalade


Comment le processus qui pousse Israël à cette agressivité s’est-il construit étape par étape ?


Impliquer la Türkiye dans la guerre :


Dès le début du conflit, la vision limitée d’Israël visait à entraîner la Türkiye dans la guerre et à intégrer les pays du Golfe aux côtés d’Israël. C’est dans ce contexte que l’expression
"tigre de papier"
a été utilisée après la chute de missiles sur notre territoire.

Le pouvoir israélien semble confondre la Türkiye avec des États satellites. Grâce à une direction forte et à une politique étrangère expérimentée, non seulement la Türkiye n’est pas entrée en guerre, mais elle a aussi empêché, en particulier l’Arabie saoudite, de faire basculer les pays du Golfe dans le conflit.


Le génocide de Gaza :

Dès les premiers jours de la tragédie à Gaza, des discours aux Nations unies jusqu’aux accords de cessez-le-feu, la contribution la plus importante à la mobilisation mondiale contre les massacres israéliens a été portée par notre président.


À chaque tribune, à chaque moment :

Israël ne s’est jamais arrêté dans ses violations et ses violences. Chaque fois qu’une atteinte aux droits se produit, la Türkiye est le pays qui porte ces violations au plus haut niveau de l’agenda international, en mobilisant toutes les plateformes.


Les cartes présentées à l’ONU :

Depuis la tribune des Nations unies, des cartes montrant comment Israël a progressivement effacé la Palestine ont été présentées au monde entier. Elles occupent aujourd’hui une place centrale dans les débats internationaux. Une question a également été posée : "
Où commencent et où s’arrêtent les frontières d’Israël ?"

Mavi Marmara :

L’attaque contre le navire humanitaire Mavi Marmara a profondément remis en question Israël aux yeux de l’opinion publique mondiale.


One Minute :

Faire ce qui n’avait jamais été fait, dire ce qui ne pouvait pas être dit… Lors du forum de Davos, cette prise de position a marqué les esprits. Un responsable européen a déclaré : "Quelqu’un devait un jour adresser ce défi à Israël ; cela a été donné à Erdoğan."


Israël considère ces terres comme le
s "Terres promises"
. Pour nous, la Palestine est une terre perdue il y a un siècle.

L’objectif d’Israël est d’éliminer silencieusement les Palestiniens et de faire disparaître la Palestine. Face à cette réalité, de nombreuses voix de conscience s’élèvent, et ce défi a été incarné par le dirigeant de la Türkiye.


Aujourd’hui, les propos de Netanyahu et les réponses de nos responsables sont débattus dans le monde entier :
"Quoi qu’il arrive, nous ne renoncerons jamais à la cause palestinienne et nous resterons aux côtés de la Palestine."
C’est la réponse la plus forte apportée à Netanyahu.

Les critiques dirigées contre un leadership rationnel finissent par se retourner contre leurs auteurs. Depuis le génocide de Gaza, l’opposition au sionisme et à Israël se renforce et entrave Israël sur tous les fronts. Les attaques visant la Türkiye et le président Erdoğan ont suscité des réactions à travers le monde.

Le pire est à venir, ce n’est qu’un début. Voyons ce que Dieu réserve.
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