
Mais au point où nous en sommes, les options d’une paix définitive ou d’une crise gelée se détachent. La raison n’en est pas les déclarations positives venues du président américain Trump. Elle tient au fait que Trump a rencontré, par téléconférence, plusieurs dirigeants, dont le président Erdoğan, pour discuter de la crise. J’analyse cette réunion sous deux angles.
Le deuxième pays où les Émirats arabes unis sont directement impliqués, et Israël indirectement, est le Soudan. Comme on le sait, le pays lutte contre les Forces de soutien rapide (FSR). Les Émirats arabes unis fournissent directement des armes aux FSR. Et ils ne s’en tiennent pas là. Depuis une base militaire qu’ils ont établie sur le territoire éthiopien, ils mènent des attaques contre le Soudan. Un développement survenu ces dernières semaines a amené le Soudan au bord de la guerre avec l’Éthiopie. Des drones émiratis, qui avaient décollé d’Éthiopie, ont frappé l’aéroport international de Khartoum. Le Soudan a averti qu’il pourrait riposter militairement. L’Éthiopie est un pays qui entretient de bonnes relations avec la Türkiye. Mais elle navigue en eaux dangereuses. Elle avait auparavant signé un accord portuaire avec le Somaliland, et l’Éthiopie et la Somalie avaient été réunies à Ankara. Le président Erdoğan s’était rendu dans ce pays en février et avait adressé des avertissements amicaux.
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