
La France a informé le ministère israélien de la Défense que la participation officielle d'Israël ne sera pas autorisée lors de l'édition de ce mois-ci du salon de la défense Eurosatory à Paris, selon le ministère israélien.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère a précisé que le gouvernement français avait décidé d'interdire l'établissement d'un pavillon national officiel israélien lors de ce salon, qui est l'un des plus grands salons internationaux de l'armement en Europe.
Le ministère a ajouté que la décision française restreignait également les entreprises de défense israéliennes dans l'exposition de systèmes de combat offensifs, n'autorisant que l'exposition de produits liés à la défense aérienne.
Aucune réaction officielle n'a été émise par Paris à ce stade.
Eurosatory, qui se tient tous les deux ans près de Paris, figure parmi les plus grands salons de la défense et de la sécurité au monde, attirant des responsables militaires, des représentants gouvernementaux et des fabricants d'équipements de défense venus de dizaines de pays.
La diplomatie française "n'est pas une influence positive"
Alors que la France multiplie les appels à la désescalade, son implication se heurte à l'opposition frontale d'Israël.
Rappel
Les tensions régionales ont explosé le 28 février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran, l'Iran a riposté par des salves de drones et de missiles qui ont frappé des cibles à travers la région alors qu'il fermait le détroit d'Ormuz.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à la médiation pakistanaise, mais les pourparlers à Islamabad n'ont pas réussi à produire un accord durable. Trump a par la suite prolongé la trêve indéfiniment tout en maintenant un blocus sur les navires se rendant vers ou en provenance des ports iraniens par cette voie navigable stratégique.
- Attaques d'Israël au Liban et cessez-le-feu
L'armée israélienne avait lancé d'intenses frappes aériennes sur le Liban le 2 mars, occupant de nombreuses localités dans le sud du pays.
Le gouvernement libanais a annoncé durant cette période que le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays avait dépassé le million.
Le président américain Donald Trump avait annoncé, dans une déclaration faite le 24 avril, que le cessez-le-feu temporaire de 10 jours entre le Liban et Israël, entré en vigueur le 17 avril, avait été prolongé de trois semaines supplémentaires.
À l'issue du troisième cycle de pourparlers qui s'est tenu les 14 et 15 mai entre le Liban et Israël sous la médiation des États-Unis, il a été décidé de prolonger le cessez-le-feu de 45 jours à compter du 17 mai et de tenir un quatrième cycle de négociations début juin.
Malgré le cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses attaques et ses démolitions de maisons dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah mène des attaques contre les troupes israéliennes au motif qu'elles violent la trêve.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait également déclaré le 25 mai avoir donné pour instruction à l'armée d'intensifier les attaques contre le Liban.











