
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré jeudi que 5 000 ressortissants français souhaitent quitter le Moyen-Orient, précisant que 750 personnes ont déjà été rapatriées depuis les zones touchées par la guerre dans la région.
S’exprimant lors du journal de 20 heures de la chaîne de télévision française TF1, Barrot a indiqué que les autorités françaises poursuivent leurs efforts pour faciliter le retour des citoyens français présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient.
Selon lui, quatre vols ont déjà été organisés au départ de l’Égypte, d’Oman et des Émirats arabes unis, tandis que trois autres sont en cours d’affrètement.
Barrot a également expliqué que certains avions militaires effectuant des rotations dans la région ont déjà permis de ramener un certain nombre de ressortissants français, précisant que ces opérations pourraient se poursuivre si nécessaire.
Situation compliquée
Il a toutefois reconnu que la situation restait très compliquée, en raison notamment de la fermeture de nombreux espaces aériens, qui ne rouvrent que de manière limitée.
Plus tôt dans la soirée, le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, a indiqué qu’un vol de rapatriement Air France avait été contraint de faire demi-tour en raison de tirs de missiles dans la zone.
La compagnie Air France a également annoncé que le vol de rapatriement prévu entre Dubaï et Paris jeudi soir avait été suspendu pour des raisons de sécurité.
Situation de Cécile Kohler et Jacques Paris
Selon lui, les deux Français se trouvent en sécurité à l’ambassade de France à Téhéran, ajoutant avoir demandé aux autorités iraniennes leur libération définitive et leur retour en France dans les plus brefs délais.
La situation sécuritaire au Moyen-Orient s’est fortement dégradée depuis le 28 février, date du lancement d’une offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Téhéran a depuis riposté par des attaques de drones et de missiles visant Israël ainsi que plusieurs sites liés aux États-Unis dans la région, alimentant une escalade des tensions dans l’ensemble du Moyen-Orient.











