
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé samedi un "plan massif" visant à réduire les délais de traitement des titres de séjour en France, dans un contexte de saturation persistante des services préfectoraux.
Parallèlement, plusieurs mesures de simplification administrative sont annoncées. La durée de validité des empreintes biométriques, données physiques uniques utilisées pour identifier une personne, sera portée de cinq à dix ans.
Délais régulièrement dépassés
Le ministre souligne que ces mesures ne remettent pas en cause les exigences de sécurité et doivent permettre d’éviter des conséquences concrètes pour les demandeurs, notamment la perte d’emploi liée à l’expiration de leur titre de séjour.
Actuellement, les préfectures disposent en théorie d’un délai légal de quatre mois pour répondre aux demandes de titres de séjour, documents administratifs permettant aux étrangers de résider légalement sur le territoire français. Dans les faits, ces délais sont régulièrement dépassés, selon plusieurs constats relayés par la presse et les usagers.
Dans ce contexte, le gouvernement cherche à concilier maîtrise des flux migratoires, continuité des droits administratifs et efficacité des services publics, alors que la question de l’accueil et de la gestion des étrangers demeure un enjeu central du débat public en France.











