
Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un record de 129 journalistes et professionnels des médias ont été tués dans le monde en 2025, Israël étant responsable des deux tiers de ce bilan mondial.
Basé à New York, le CPJ indique que 2025 a été l’année la plus meurtrière pour la presse, la majorité des victimes étant des journalistes palestiniens tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza.
Le CPJ précise que plus des trois quarts de ces décès ont eu lieu dans des zones de conflit et note une hausse de l’utilisation de drones pour viser les journalistes: 39 ont été tués par des drones en 2025, dont 28 reporters à Gaza par l’armée israélienne. Neuf journalistes ont été tués au Soudan et quatre en Ukraine, mais ces chiffres restent faibles comparés à ceux d’Israël, qualifié d’"exception majeure".
Le CPJ appelle à une réforme radicale des enquêtes gouvernementales sur les meurtres de journalistes, notamment par la création d’une force internationale d’investigation et l’imposition de sanctions ciblées pour traduire les coupables en justice.
Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué plus de 72 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, et blessé plus de 171 000 autres à Gaza au cours d’une offensive de deux ans. L’assaut a été suspendu par un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis le 10 octobre, mais des violations continuent, avec bombardements et tirs ayant fait au moins 615 morts et 1 600 blessés supplémentaires selon le ministère de la Santé de Gaza.
Parallèlement, Israël a intensifié ses opérations en Cisjordanie occupée depuis la guerre à Gaza, tuant au moins 1 112 Palestiniens et en blessant environ 11 500 autres sur la même période.









