La France lance un consortium de 10 milliards d’euros pour développer des infrastructures d’IA

La rédaction avec
13:3121/05/2026, jeudi
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Selon la même source, AION doit porter la candidature française dans le cadre d’un futur appel d’offres de la Commission européenne destiné à soutenir le développement d’infrastructures stratégiques de calcul à l’échelle européenne.
Crédit Photo : @Ardian / X
Selon la même source, AION doit porter la candidature française dans le cadre d’un futur appel d’offres de la Commission européenne destiné à soutenir le développement d’infrastructures stratégiques de calcul à l’échelle européenne.

La France entend renforcer sa souveraineté technologique dans le domaine de l’intelligence artificielle avec le lancement d’un vaste consortium industriel baptisé AION, réunissant 28 entreprises françaises et visant à mobiliser près de 10 milliards d’euros d’investissements.

Parmi les groupes impliqués figurent Orange, EDF, Iliad, Capgemini, ainsi que le fabricant de semi-conducteurs Bull et la société d’investissement Ardian.

Le consortium prévoit de développer en France des infrastructures de calcul dédiées à l’intelligence artificielle, notamment à travers la construction de plusieurs centres de données capables d’atteindre une puissance totale de calcul pouvant aller jusqu’à un gigawatt.

Selon la même source, AION doit porter la candidature française dans le cadre d’un futur appel d’offres de la Commission européenne destiné à soutenir le développement d’infrastructures stratégiques de calcul à l’échelle européenne.

"Ramener cette force de frappe sur notre sol"

Le projet reposerait principalement sur des financements privés, tandis que les soutiens publics français et européens devraient se limiter à plusieurs centaines de millions d’euros.

Les promoteurs du projet mettent en avant la nécessité pour l’Europe de réduire sa dépendance envers les capacités américaines et asiatiques dans le secteur de l’intelligence artificielle.
Cité par franceinfo, le directeur général de Scaleway, filiale d’Iliad spécialisée dans l’informatique dématérialisée, Damien Lucas, a estimé que l’objectif était de
"ramener cette force de frappe sur notre sol".

Selon les données relayées par le média français, près de 80 % de la puissance mondiale de calcul est actuellement localisée aux États-Unis, alors que Washington et plusieurs pays asiatiques investissent massivement dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle.


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