Mehmet Simsek appelle à lutter contre le terrorisme

La rédaction avec
16:4120/05/2026, mercredi
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Le ministre turc des Finances, Mehmet Simsek a plaidé à Paris pour une coopération internationale renforcée contre le financement du terrorisme.
Crédit Photo : X /
Le ministre turc des Finances, Mehmet Simsek a plaidé à Paris pour une coopération internationale renforcée contre le financement du terrorisme.

Le ministre turc du Trésor et des Finances, Mehmet Simsek, a déclaré que les normes du Groupe d’action financière (GAFI) doivent être appliquées de manière cohérente dans toutes les juridictions, ajoutant que "sinon, les criminels trouveront toujours le maillon le plus faible".

Dans une publication sur son compte NSosyal, il a indiqué avoir participé à la cinquième édition de la conférence ministérielle
"No Money for Terror"
(
"Pas de financement du terrorisme"
), organisée à Paris.

Intervenant lors du panel intitulé
"Preventing the Misuse of Financial Innovation for Terrorism Financing"
(
"Prévenir l’utilisation abusive de l’innovation financière pour le financement du terrorisme"
), il a souligné que l’innovation financière comporte à la fois des opportunités et des risques.

Il a expliqué que les caractéristiques qui rendent les paiements plus rapides, moins coûteux et plus accessibles créent également de nouveaux canaux pour les criminels et les financeurs du terrorisme.

Le ministre a ajouté que les cryptoactifs se trouvent désormais au cœur de ce nouvel environnement à risque, permettant des transferts transfrontaliers rapides, une liquidité mondiale instantanée et des transactions réalisées en quelques secondes, tout en favorisant parfois l’anonymat des utilisateurs.


Selon le GAFI, les
"stablecoins"
deviennent de plus en plus un outil privilégié par les financeurs du terrorisme en raison de leur stabilité de valeur, de leur transférabilité internationale immédiate et de leur accessibilité.

Mehmet Simsek a affirmé que l’absence de cohérence dans l’application des standards revient, dans les faits, à ne pas les appliquer du tout.


"La coopération internationale reste vitale"


Le ministre a également souligné que la Türkiye avait agi rapidement et avec détermination face aux risques liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme associés aux cryptoactifs.


Il a rappelé que, dès 2021, les prestataires de services sur cryptoactifs avaient été intégrés au champ des obligations réglementaires, que la
"règle de voyage"
avait été appliquée et que des exigences en matière de licence et de conformité avaient été instaurées.

Il a aussi indiqué que les distributeurs automatiques de cryptoactifs (crypto ATM) avaient été totalement interdits en raison des risques élevés qu’ils présentent.


Dans certains domaines, la Türkiye est allée au-delà des recommandations du GAFI, notamment en imposant des plafonds quotidiens de 3 000 dollars et mensuels de 50 000 dollars pour les transferts de stablecoins, ainsi que des délais d’attente obligatoires pour les opérations ne respectant pas les exigences de la
"règle de voyage"
.

Le ministre a souligné que les fonds liés aux réseaux criminels peuvent être transférés en quelques secondes et que la coopération internationale doit donc fonctionner avec la même rapidité.


"Lorsqu’un portefeuille suspect est identifié, les informations doivent pouvoir être transmises en quelques heures, et non en plusieurs semaines"
, a-t-il déclaré.

Il a enfin rappelé que l’innovation financière continuera d’évoluer, tout comme les risques associés, rendant indispensable une coopération internationale forte et durable.



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