La France réduit sa participation aux exercices "Balikatan" en raison de la crise au Moyen-Orient

La rédaction avec
18:0114/04/2026, mardi
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Avec le retrait du groupe Jeanne d'Arc, la participation a évolué des manœuvres tactiques vers une coordination de haut niveau, selon les médias philippins.
Crédit Photo : @USNavy / X
Avec le retrait du groupe Jeanne d'Arc, la participation a évolué des manœuvres tactiques vers une coordination de haut niveau, selon les médias philippins.

La France déploiera un contingent de 15 à 20 personnels pour participer aux prochains exercices militaires conjoints "Balikatan" avec les Philippines.

Lors d'une conférence de presse lundi 13 avril, l'ambassadrice de France aux Philippines, Marie Fontanel, a indiqué que Paris avait initialement prévu un déploiement plus important, incluant le groupe amphibie Jeanne d'Arc, comme le rapportent les médias philippins.

En raison de la situation au Moyen-Orient, les forces françaises ont toutefois été redirigées vers une zone jugée prioritaire.
"Nous espérions un déploiement d'envergure, avec le Jeanne d'Arc aux Philippines à l'occasion de Balikatan. Il a été demandé au groupe de rester en Europe, à proximité du Moyen-Orient, compte tenu de la situation actuelle"
, a déclaré la diplomate.
"Nous participerons quand même, pas au niveau souhaité, mais nous serons présents cette année et probablement lors des prochaines éditions"
, a-t-elle ajouté.

"Développer l'intimité opérationnelle"

Malgré cette participation réduite, Fontanel a précisé que les troupes françaises passeraient du statut d'observateur à celui de participant actif, à la suite de la signature d'un Accord sur les forces en visite (SOVFA) en mars 2026, le premier du genre entre les Philippines et un pays européen.

L'attaché de défense français, le capitaine Stephan Litzler, a indiqué que le contingent sera affecté à des fonctions de coordination à Palawan et à la phase de cyberdéfense de l'exercice à Manille.

Avec le retrait du groupe Jeanne d'Arc, la participation a évolué des manœuvres tactiques vers une coordination de haut niveau, selon les médias philippins.

"Nous pouvons continuer à développer l'intimité opérationnelle et à envisager une participation accrue aux futures éditions de Balikatan ou d'autres exercices"
, a souligné Litzler.

De l'observation à la participation

En 2024, la France n'était présente qu'en qualité d'observateur. Depuis, les deux armées ont néanmoins conduit plusieurs exercices maritimes et aériens conjoints.

Le SOVFA, signé fin mars à Paris en marge du Forum de défense et de stratégie de Paris 2026, lors d'une rencontre entre le secrétaire à la Défense philippin Gilbert Teodoro Jr. et la ministre française des Armées Catherine Vautrin, constitue le premier accord de ce type conclu par Manille avec un partenaire européen.

La France devient ainsi le sixième pays à disposer d'un tel arrangement avec les Philippines, aux côtés des États-Unis, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Japon.


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