Crédit Photo : Emil Nicolai Helms / Ritzau Scanpix / AFP
La haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, s'adresse à la presse après une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE au Forum de Copenhague, au Danemark, le 30 août 2025.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé les États-Unis à revenir sur leur décision d’interdire l’entrée de responsables palestiniens, invoquant le droit international et les principes fondateurs de l’ONU.
S’exprimant samedi lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Copenhague, la capitale danoise,
elle a mis en garde contre la désignation de la ville de Gaza comme zone de combat, estimant qu’une telle mesure risquait d’aggraver la crise humanitaire.
Elle a également critiqué la décision américaine de révoquer les visas de responsables de l’Autorité palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas, les empêchant ainsi d’assister à l’Assemblée générale de l’ONU.
"Nous appelons tous à ce que cette décision soit reconsidérée à la lumière du droit international et de la structure des Nations unies. C’est l’accord auquel nous sommes parvenus sur ce sujet",
a-t-elle expliqué.
Concernant Gaza, Kallas a affirmé que la déclaration de la ville comme zone de combat ne ferait qu’aggraver la crise.
"Si une solution militaire était possible, la guerre serait déjà terminée. Gaza a besoin de moins de guerre, pas de plus de guerre"
, a-t-elle insisté.
À propos de la Cisjordanie, elle a condamné l’accélération de la colonisation par Israël, la qualifiant
"d’illégale et sapant la solution à deux États".
Elle a souligné que les mesures prises par les États membres de l’UE visaient le gouvernement israélien et non l'Israël en tant que pays.
"C’est une distinction importante : il ne s’agit pas d’Israël, mais des actions de son gouvernement, incluant les sanctions contre des ministres et la suspension des exportations d’armes",
a-t-elle précisé.
Reconnaissant des divergences entre États membres sur la manière de faire pression sur le gouvernement israélien, elle a assuré que des discussions restaient ouvertes.
"Nous avons présenté un document d’options, mais le problème est que tous les États membres ne l’approuvent pas », a-t-elle ajouté, tout en notant qu’« une large majorité a apporté de nouvelles idées"
sur les prochaines étapes possibles.
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