
Dans un communiqué, le CFCM dénonce l’exclusion d’une lycéenne atteinte d’alopécie à Annonay, sanctionnée pour avoir porté un bonnet médical assimilé à un signe religieux. Malgré des certificats médicaux, l’établissement aurait invoqué une interprétation arbitraire de la laïcité. L’affaire se serait aggravée avec l’exigence présumée d’un "certificat de non-appartenance religieuse". Le CFCM alerte sur un flou juridique dangereux, propice aux abus, et appelle les autorités à rétablir une laïcité fidèle à ses principes fondamentaux.
Une interprétation arbitraire de la laïcité dénoncée
Ce concept, estime le CFCM, ouvre la voie à l’arbitraire et à des décisions contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. L’affaire de Mélanie illustre les excès possibles lorsque des accessoires médicaux sont assimilés, sans fondement objectif, à des signes religieux.
L’exigence d’un "certificat de non-religion", un précédent inquiétant
Épuisée, stigmatisée et privée de scolarisation, Mélanie aurait finalement quitté le lycée Montgolfier.
Le CFCM appelle à mettre fin aux dérives actuelles
Le CFCM appelle solennellement les autorités administratives à mettre un terme à ce flou juridique. Il estime que ces pratiques se situent aux antipodes d’une laïcité apaisée et respectueuse des libertés individuelles.
Il se félicite enfin de la décision de justice ayant suspendu la révocation d’une infirmière de l’AP-HP, sanction jugée disproportionnée par le juge des référés. Le CFCM conclut que les musulmans de France refusent d’être érigés en boucs émissaires et en diversion permanente face aux véritables difficultés des institutions du pays.









