
La militante pro-palestinienne niçoise Amira Zaiter est de nouveau incarcérée depuis novembre 2025, dans l’attente d’un procès prévu le 23 janvier 2026. Déjà condamnée en 2024 pour des publications sur les réseaux sociaux, une peine partiellement réduite en appel, elle fait désormais face à de nouvelles poursuites les mêmes publications. Elle affirme ne pas comprendre cet acharnement judiciaire. Son affaire cristallise les débats sur la liberté d’expression, la criminalisation de l’engagement pro-Palestine et le traitement judiciaire des opinions politiques en France.
Cette condamnation a été confirmée en appel. La justice a estimé que ses publications constituaient des infractions pénales, malgré leur caractère militant et politique. La militante est depuis incarcérée.
Un nouveau procès pour les mêmes publications
Dans ses écrits, elle souligne que les contenus en question ont déjà été examinés par la justice et intégrés à une condamnation définitive.
Cette situation est perçue par ses soutiens comme un acharnement judiciaire, visant à sanctionner durablement son engagement politique et à dissuader toute prise de parole similaire.
La lettre à sa fille intégrée aux poursuites
Parmi les éléments retenus contre elle figure une lettre adressée à sa fille. Rédigée en détention, cette lettre évoque son emprisonnement, son engagement et la situation en Palestine.
Selon les notes manuscrites, la diffusion de cette lettre aurait contribué à aggraver son cas, les autorités estimant qu’elle persistait dans un discours jugé répréhensible.
Des republications issues de médias alternatifs
Les poursuites reposent notamment sur la republication de contenus provenant de médias citoyens et alternatifs. Plusieurs posts faisaient état de la situation humanitaire à Gaza, de vidéos d’enfants palestiniens ou encore de critiques de l’idéologie sioniste.
Certaines publications évoquaient l’aide alimentaire à Gaza ou dénonçaient des violences imputées à Israël. Amira Zaiter y ajoutait parfois des commentaires politiques, dénonçant une idéologie qu’elle estime responsable de crimes de masse.
Ces republications constituent aujourd’hui le cœur des poursuites judiciaires successives engagées contre elle.
Une affaire révélatrice d’un acharnement judiciaire
L’enchaînement des procédures, malgré une condamnation déjà confirmée en appel, interroge sur la proportionnalité de la réponse judiciaire. Pour ses soutiens, il s’agit d’un acharnement visant une militante pro-Palestine pour ses opinions politiques.
Son cas relance le débat sur la liberté d’expression, l’usage des réseaux sociaux et la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien en France.










