France / Hôpitaux sous tension : les services d’urgences saturés

La rédaction avec
09:439/01/2026, vendredi
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La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist (au centre), s'adresse aux médias, entourée du directeur général de l'hôpital Saint-Antoine, Nicolas Revel (à gauche), et du médecin chef du service des admissions des urgences de Saint-Antoine, Pierre Alexis Raynal, après une visite aux urgences de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris). Hôpital Saint-Antoine, à Paris, le 8 janvier 2026, alors que la France est confrontée à une vague de grippe.
Crédit Photo : KIRAN RIDLEY / AFP
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist (au centre), s'adresse aux médias, entourée du directeur général de l'hôpital Saint-Antoine, Nicolas Revel (à gauche), et du médecin chef du service des admissions des urgences de Saint-Antoine, Pierre Alexis Raynal, après une visite aux urgences de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris). Hôpital Saint-Antoine, à Paris, le 8 janvier 2026, alors que la France est confrontée à une vague de grippe.

Les services d’urgences des hôpitaux français traversent actuellement une période de forte pression, entre épidémies hivernales, intempéries et grève des médecins libéraux, a alerté ce jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

"Ce soir, j’étais à l’hôpital Saint-Antoine pour échanger avec des équipes pleinement mobilisées"
, a écrit la ministre sur la plateforme sociale X, rappelant que la période hivernale et la grève
"exercent une forte pression sur le système de soins"
.

Le SAMU a enregistré une augmentation de 24 % des appels cette semaine par rapport à la semaine du 8 décembre, en lien avec les épidémies et les conditions climatiques.

Selon l’Assurance-maladie, l’activité des médecins généralistes a chuté de 19 % mardi, celle des spécialistes de 12 %, illustrant l’impact de la grève des médecins libéraux qui a commencé lundi.


Plans blancs


À l’hôpital Saint-Antoine, le service des urgences a connu un pic de fréquentation de 40 % mardi, absorbé grâce à la mobilisation du personnel. Entre mardi minuit et mercredi minuit, 240 passages ont été comptabilisés, contre 180 habituellement.


Pour faire face à cette affluence, plusieurs hôpitaux ont déclenché des plans blancs, permettant notamment de rappeler des soignants en repos et de déprogrammer les soins non urgents. Le CHU de Toulouse a ainsi annoncé vouloir
"anticiper et gérer"
le report d’activité lié à la grève des praticiens des cliniques.

"Ma porte reste ouverte, nous avons de nombreux défis à relever ensemble"
, a ajouté Stéphanie Rist, soulignant que ces dispositifs visent à garantir la continuité des soins et à accompagner les établissements.

Selon plusieurs urgentistes, le flux de patients observé constitue un
"jamais-vu depuis la pandémie de Covid-19"
, mettant en lumière la fragilité persistante du système hospitalier face à des crises simultanées.

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