Transfert "d'armes nucléaire" à l'Ukraine : Moscou exhorte les parlementaires français et britanniques à réagir

La rédaction avec
10:2725/02/2026, Çarşamba
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La présidente du Conseil de la Fédération de la Russie, Valentina Matvienko.
Crédit Photo : X /
La présidente du Conseil de la Fédération de la Russie, Valentina Matvienko.

La présidente du Conseil de la Fédération de la Russie, Valentina Matvienko, a exhorté mardi les parlementaires français et britanniques à demander des comptes à leurs dirigeants, qu'elle accuse de "collusion secrète" visant à doter l'Ukraine d'armes nucléaires.

Dans un communiqué publié mardi, Matvienko a expliqué que la
"réaction rapide des sénateurs russes"
vise à souligner la gravité des allégations formulées par le Service des renseignements extérieurs russe (SVR) et à
"réitérer l'inadmissibilité, sous quelque forme que ce soit, de l'acquisition par l'Ukraine d'armes nucléaires ou de leurs composants"
.
Rappelant que le statut dénucléarisé de l'Ukraine constituait l'une des conditions clés de la reconnaissance de son indépendance, la responsable russe a souligné que
"ce statut n'est pas sujet à révision. Il ne doit y avoir aucune arme nucléaire en Ukraine".
L'appel s'adresse directement aux élus occidentaux.
"Nous attendons des parlementaires du Royaume-Uni et de la France, ainsi que des institutions internationales compétentes, qu'en réponse à notre appel, ils expriment leur position concernant la tentative de collusion secrète de (Keir) Starmer et (Emmanuel) Macron"
, a déclaré Matvienko.
Elle les a enjoints à
"les appeler à rendre des comptes au nom de la communauté politique, ou à partager pleinement la responsabilité avec eux pour ces actions qui contreviennent au droit international"
. De telles initiatives
"compromettent gravement le niveau de sécurité sur l'ensemble du continent, et avant tout pour les Britanniques et les Français eux-mêmes"
, a-t-elle averti.

Des allégations fermement démenties

Plus tôt dans la journée, le SVR avait affirmé que Paris et Londres travaillaient à un transfert dissimulé de composants et de technologies à l'Ukraine, citant notamment la charge nucléaire française TN75.

À la suite de ces allégations, le Conseil de la Fédération russe a proposé de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération (TNP).

Ces accusations d'un transfert d'armement nucléaire vers Kiev ont été démenties par les capitales concernées. L'Ukraine a dénoncé un
"mensonge absurde"
.
De son côté, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a dénoncé une
"désinformation flagrante"
, tandis qu'un porte-parole du Premier ministre britannique a assuré qu'il n'y avait
"aucune part de vérité là-dedans"
, rapportent les médias locaux.
À Kiev, le président ukrainien a exhorté Donald Trump à se rendre en Ukraine afin de constater
"de ses propres yeux"
la situation sur le terrain. Zelensky a affirmé que son pays
"défend la vie"
face à
"l’attaque d’un État contre un État souverain"
, désignant Vladimir Poutine comme
"la cause"
du conflit.

Plusieurs tentatives de pourparlers ont été engagées entre les deux pays en vue de trouver une issue au conflit.


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