
Un pétrolier battant pavillon pakistanais est devenu le premier navire transportant du brut à franchir le détroit d’Ormuz depuis l’instauration du blocus américain en début de semaine, illustrant les fortes restrictions qui pèsent sur ce corridor énergétique clé.
Cette traversée constitue le premier cas connu d’un pétrolier chargé quittant la région via Ormuz depuis l’entrée en vigueur du blocus imposé par les États-Unis lundi, dans un contexte de risques accrus pour les armateurs.
Trafic maritime fortement perturbé
Selon les autorités sud-coréennes, ce départ s’inscrit dans les efforts de Corée du Sud pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques via des routes alternatives.
Le trafic dans le détroit reste extrêmement limité depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, avec un nombre de traversées quotidiennes très faible, malgré une légère hausse observée récemment.
Des routes commerciales sous pression
Bien que quelques superpétroliers aient réussi à franchir le détroit ces dernières semaines, la majorité des armateurs évitent la zone en raison de l’incertitude sécuritaire.
Selon les informations disponibles, le blocus s’étend de la côte omanaise près de Ras al Hadd jusqu’à la frontière entre l’Iran et le Pakistan.
Dans ce contexte, la traversée du Shalamar apparaît comme un signal rare dans un environnement maritime marqué par de fortes tensions et une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux.










