Ormuz: un pétrolier pakistanais franchit le blocus

La rédaction avec
12:3417/04/2026, vendredi
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Le Shalamar devient le premier pétrolier chargé à quitter le détroit d’Ormuz depuis le blocus américain, dans un contexte de trafic fortement réduit.
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Le Shalamar devient le premier pétrolier chargé à quitter le détroit d’Ormuz depuis le blocus américain, dans un contexte de trafic fortement réduit.

Un pétrolier battant pavillon pakistanais est devenu le premier navire transportant du brut à franchir le détroit d’Ormuz depuis l’instauration du blocus américain en début de semaine, illustrant les fortes restrictions qui pèsent sur ce corridor énergétique clé.

Le navire Shalamar a quitté le Golfe en direction du golfe d’Oman jeudi soir, après avoir chargé environ 450 000 barils de pétrole brut aux Émirats arabes unis, selon des données de suivi maritime de MarineTraffic. Sa destination finale est Karachi.

Cette traversée constitue le premier cas connu d’un pétrolier chargé quittant la région via Ormuz depuis l’entrée en vigueur du blocus imposé par les États-Unis lundi, dans un contexte de risques accrus pour les armateurs.


Trafic maritime fortement perturbé


Dans un autre développement, le président sud-coréen Lee Jae Myung a indiqué qu’un pétrolier transportant du brut saoudien avait quitté la mer Rouge, marquant une première depuis le début du blocus.

Selon les autorités sud-coréennes, ce départ s’inscrit dans les efforts de Corée du Sud pour sécuriser ses approvisionnements énergétiques via des routes alternatives.


Le trafic dans le détroit reste extrêmement limité depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, avec un nombre de traversées quotidiennes très faible, malgré une légère hausse observée récemment.


Les nouvelles restrictions imposées par Washington obligent désormais les navires à obtenir une double autorisation, des autorités iraniennes et américaines, pour transporter pétrole et marchandises hors du Golfe.

Des routes commerciales sous pression


Bien que quelques superpétroliers aient réussi à franchir le détroit ces dernières semaines, la majorité des armateurs évitent la zone en raison de l’incertitude sécuritaire.


Le Commandement central américain a indiqué que 14 navires avaient fait demi-tour au cours des trois derniers jours, confirmant la prudence des opérateurs maritimes.

Selon les informations disponibles, le blocus s’étend de la côte omanaise près de Ras al Hadd jusqu’à la frontière entre l’Iran et le Pakistan.


Dans ce contexte, la traversée du Shalamar apparaît comme un signal rare dans un environnement maritime marqué par de fortes tensions et une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux.


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