France: des milliers de manifestants à Paris pour la Nakba et des sanctions contre Israël

La rédaction avec
12:0517/05/2026, Pazar
MAJ: 17/05/2026, Pazar
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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba pour dénoncer les bombardements israéliens à Gaza et les violences en Palestine occupée. La députée Mathilde Panot a appelé à des sanctions contre Israël, à un embargo sur les armes et à la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
Crédit Photo : ABBAS MOMANI / AFP
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba pour dénoncer les bombardements israéliens à Gaza et les violences en Palestine occupée. La députée Mathilde Panot a appelé à des sanctions contre Israël, à un embargo sur les armes et à la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris à l’occasion du 78e anniversaire de la Nakba (exode forcé et déplacement massif des Palestiniens lors de la création d’Israël en 1948), dans un contexte marqué par la poursuite des bombardements israéliens à Gaza, les violences en Palestine occupée ainsi que les frappes israéliennes au Liban et en Syrie.

La manifestation a réuni des militants, des associations de soutien à la Palestine et plusieurs responsables politiques français.

Parmi eux figuraient Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire à l’Assemblée nationale, ainsi qu’Olivia Zemor, présidente du collectif EuroPalestine.
Interrogée lors du rassemblement, Mathilde Panot a affirmé que les manifestants se mobilisaient
"comme chaque semaine"
pour dénoncer
"un génocide toujours en cours à Gaza".

Mathilde Panot réclame un embargo sur les armes

La députée française a dénoncé les opérations militaires israéliennes menées à Gaza, au Liban et contre l’Iran, tout en critiquant un projet de loi israélien soutenu par des partis de l’extrême droite israélienne visant à étendre l’application de la peine de mort contre des Palestiniens détenus par Israël.

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, ce texte renforcerait un système judiciaire accusé de traiter différemment Palestiniens et Israéliens dans les territoires occupés.

Mathilde Panot a déclaré que la Nakba ne constituait pas seulement "un événement historique", mais également "une réalité du présent" à travers "le nettoyage ethnique en Palestine occupée".

Les manifestants ont défilé avec des drapeaux palestiniens, des keffiehs et des pancartes réclamant un cessez-le-feu immédiat, des sanctions contre Israël ainsi qu’un embargo sur les armes.

Plusieurs slogans dénonçaient également le soutien occidental au gouvernement du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à la tête d’une coalition comprenant plusieurs figures ultranationalistes israéliennes.

Mathilde Panot a aussi dénoncé
"la répression des voix pour la paix du peuple palestinien"
en France, évoquant des poursuites engagées contre des militants et responsables politiques pour
"apologie du terrorisme".
L’élue a appelé les autorités françaises à adopter des
"actions concrètes",
notamment la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël ainsi que des sanctions économiques et diplomatiques.

Les critiques internationales contre Israël se multiplient

Depuis octobre 2023, l’offensive israélienne dans la bande de Gaza a causé la mort de dizaines de milliers de Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants selon les autorités sanitaires palestiniennes.

Des quartiers entiers ont été détruits, tandis que plusieurs hôpitaux, écoles et camps de réfugiés ont été bombardés à de nombreuses reprises.

Le blocus imposé à Gaza a également provoqué une crise humanitaire majeure marquée par de graves pénuries de nourriture, d’eau, de carburant et de médicaments.

Plusieurs organisations internationales, parmi lesquelles Amnesty International, Human Rights Watch et Médecins sans frontières, accusent Israël de violations graves du droit international humanitaire.

En Palestine occupée, les raids militaires israéliens et les violences de colons armés contre des Palestiniens se sont intensifiés ces derniers mois.

La Cour internationale de justice avait estimé en janvier 2024 qu’il existait un
"risque plausible de génocide"
à Gaza et ordonné à Israël de prévenir tout acte relevant de la Convention sur le génocide.

La Cour pénale internationale a également émis des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés.

La mobilisation parisienne intervient dans un contexte de pressions internationales croissantes en faveur d’un cessez-le-feu permanent et de poursuites judiciaires contre des responsables israéliens accusés de violations du droit international.

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